Samuel Bianchini (PhD – HDR)

Responsable du Groupe de recherche « Reflective Interaction »

Samuel Bianchini est artiste et enseignant-chercheur. Il est Maître de conférences habilité à diriger des recherches en Arts à l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs (EnsAD), Université PSL, Paris où il dirige le groupe de recherche Reflective Interaction d’EnsadLab (laboratoire de l’EnsAD) et où il est également co-responsable de la Chaire arts et sciences mise en place en 2017 avec l’École polytechnique et la Fondation Daniel & Nina Carasso. Il est également membre de l’Équipe d’accueil SACRe (Sciences Arts Création Recherche – EA 7410) de PSL et engagé sur le programme doctoral qui y est associé et pour lequel il dirige des doctorants en art et en design.

Ses œuvres sont régulièrement exposées en Europe et à travers le monde : Waterfall Gallery (New York), Nuit Blanche Toronto, Medialab Prado Madrid, Palais de Tokyo (Paris), Kunsthaus PasquArt (Bienne), Art Basel, Institut français de Tokyo, Stuk Art Center (Leuven), Centre Georges Pompidou (Paris), Deutsches Hygiene-Museum (Dresde), Musée national d’art contemporain d’Athènes, Jeu de Paume (Paris), Laboratoria (Moscou), Biennale de Théssalonique, Rencontres Chorégraphiques de Carthage, Centre pour l’image contemporaine de Genève, Biennale de Rennes, La Ménagerie de verre (Paris), space_imA et Duck-Won Gallery à Séoul, Nuit Blanche à Paris, Musée d’art contemporain Ateneo de Yucatán à Mexico, Cité des sciences et de l’industrie à Paris, Zentrum für Kunst und Medientechnologie (ZKM) à Karlsruhe, Musée d’art moderne de la Ville de Paris, La Villa Arson (Nice), etc.

Ses réalisations mettent en œuvre des opérations physiques autant que symboliques, en contexte, en public et en temps réel, nous incitant à contempler, à réfléchir autant qu’à agir. Soutenant le principe d’une « esthétique opérationnelle », Samuel Bianchini interroge les rapports entre nos dispositifs technologiques les plus prospectifs, nos modes de représentation, nos nouvelles formes d’expériences esthétiques et nos organisations socio-politiques. Pour cela, il collabore avec des scientifiques et des laboratoires de recherche en ingénierie : Limsi-CNRS (Laboratoire pour la mécanique et les sciences de l’ingénieur, Orsay), Orange Labs, IEMN (Institut d’électronique de microélectronique et de nanotechnologie, Lille-Valenciennes), IETR (Institut d’électronique et de télécommunications de Rennes), Liris (Laboratoire d’informatique en image et systèmes d’information, Lyon), LIFL (Laboratoire d’informatique fondamentale de Lille), CEA (Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives, Saclay), etc. En relation étroite avec sa pratique artistique, Samuel Bianchini a entrepris un travail théorique qui donne lieu à de fréquentes publications : Éditions du Centre Pompidou, Éditions Jean-Michel Place, MIT Press, Analogues, Burozoïque, Hermes, Les presses du réel, Springer, etc.

Né en 1971 à Nancy, il a étudié l’art à travers différentes approches : Beaux-arts (Post diplôme, École régionale des Beaux-arts de Nantes), Arts Décoratifs (EnsAD, École nationale supérieure des Arts Décoratifs, Paris), Art & Design (Central Saint Martins College of Art and Design, Londres), Arts appliqués (Ensaama, École nationale supérieure des arts appliqués et des métiers d’art, Paris), Arts et métiers (Cnam, Paris) et Arts plastiques (Université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne). Il a soutenu sa thèse de doctorat au Palais de Tokyo avec une exposition personnelle et, plus récemment, une Habilitation à diriger des recherches (HDR) au croisement de problématiques artistiques, technologiques et politiques, intitulée Dispositifs artistiques, dispositifs politiques. Une esthétique opérationnelle comme faculté de mobilisation individuelle et collective. Il a récemment publié, en co-direction avec Erik Verhagen, l’ouvrage collectif Practicable. From Participation to Interaction in Contemporary Art, Éd. MIT Press, 2016 ; en co-direction avec Emanuele Quinz, l’ouvrage collectif Behavioral Objects 1 – A Case Study : Céleste Boursier Mougenot, Sternberg Press, 2016 ; et, avec Mari Linnman, un ouvrage intitulé À Distances – Œuvrer dans les espaces publics, les Presses du réel, 2017.

Site internet : www.dispotheque.org

Publications (sélection)

Articles :
• Research Gate : http://www.researchgate.net/profile/Samuel_Bianchini
• Academia : https://ensad-fr.academia.edu/SamuelBianchini

Ouvrages :
• « Practicable. From Participation to Interaction in Contemporary Art », Éd. MIT Press, Cambridge / Londres, 2016 :
https://mitpress.mit.edu
• « Behavioral Objects », Éd. Sternberg Press, Berlin / New York, 2016 :
http://www.sternberg-press.com
• « Audience Works », Éd. mfc-michèle didier, Bruxelles, 2013 :
http://www.micheledidier.com
• « Recherche & Création. Art, technologie, pédagogie, innovation », Éd. Burozoïque et École nationale supérieure d’art de Nancy, Montrouge, 2009 ; réédité par Art Book Magazine, Paris, 2012 :
www.artbookmagazine.com
• « Simulation technologique & matérialisation artistique – Une exploration transdisciplinaire Arts / Sciences », Éd. L’Harmattan, Paris, 2011 :
http://www.editions-harmattan.fr
• « Joseph Beuys – Films et vidéos », Éd. Centre Pompidou, Paris, 1994 :
www.centrepompidou.fr

David Bihanic (PhD)

Designer, fondateur de l’agence de création FXDESIGNSTUDIO (FXDS) et maître de conférences à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne — rattaché à l’Unité Mixte de Recherche ACTE (UMR 8218) et associé à l’Équipe d’Accueil CALHISTE (EA 4343) ainsi qu’à EnsadLab — David Bihanic examine les différents paradigmes de visualisation et de manipulation de larges ensembles de données (data design). Recourant à l’analyse esthétique cognitive des organisations visuo-graphiques de l’information, il sonde de nouvelles pistes et opportunités de conception créative (procédés, techniques, modèles, systèmes de représentation et d’exploration de données) augurant une plus grande plus-value de traitement « utilisateur ». Fort aujourd’hui d’une solide expérience professionnelle, David a acquis une parfaite maîtrise des techniques, des outils et des méthodologies du design. Auteur de nombreux ouvrages, chapitres d’ouvrages et articles scientifiques à l’articulation du Design et des Sciences de l’Ingénieur (croisant les versants pratiques et théoriques), ses recherches portent également sur l’étude des nouvelles interfaces utilisateur (cf. interfaces cartographiques, tangibles, adaptatives, relationnelles, etc.).

Site internet : www.davidbihanic.com

Socorro Castro García (PhD)

Socorro Castro García est enseignante-chercheure (Profesora Titular de Universidad) au laboratoire de recherche de l’Area de Química Inorgánica à l’Université de Coruña (UDC). Depuis son doctorat sur les matériaux magnétiques à l’Université de Santiago de Compostela, Socorro se consacre à la recherche et le développement des matériaux fonctionnels. Pendant son stage post-doctoral (1996-1998) à l’Université Paris 6 (France), elle s’est concentrée sur la préparation, la description et l’analyse de matériaux (conducteurs ioniques) qui ont des propriétés électriques et optiques. Après avoir intégré à l’Université de Coruña en 1998 dans le groupe Solid State Chemistry dirigé par María Antonia Señarís Rodríguez, elle continue de faire des recherches sur les matériaux fonctionnels qui ont des propriétés électriques, magnétiques et/ou optiques. Socorro est co-auteure d’un brevet, de plus de soixante-dix articles scientifiques publiés dans des journaux internationaux et de plus de cent trente communications scientifiques dans des congrès nationaux ou internationaux. Elle a participé à vingt et un projets de recherche et intervient régulièrement en tant que chercheuse dans d’autres laboratoires internationaux (Université de Paris 6, France ; Université Diderot-Paris 7, France ; University of Berkeley, U.S.A., European Synchroton Radiation Facility, Grenoble, France ; Institute Laue Langevin-Neutrons for Science, Grenoble, France ; École nationale supérieure des Arts Décoratifs, Paris, France). Elle a dirigé cinq thèses de doctorats et plusieurs thèses de masters. Socorro fait partie du comité de révision pour des journaux scientifiques tels que Chemical Science, ACS Applied Materials & Interfaces, Chemical Engineering Journal, Journal of Colloid and Interface Science, Journal of Physics D: Applied Physics, Materials Science and Engineering B, Journal of Solid State Chemistry, Journal of Physics and Chemistry of Solids, Journal of Physics: Condensed Matter, Journal of Alloys and Compounds, Materials Research Bulletin, Acta Crystallographica Section B, Journal of Magnetism and Magnetic Materials, IEEE Transactions on Magnetics, etc. Elle donne des conférences, des cours magistraux et participe à des workshops dans des bibliothèques, des musées ou des écoles, en lien avec les sciences qu’elle défend activement.

Site internet : https://cica.udc.es/es/grupo/quimica-molecular-y-de-materiales

Francesca Cozzolino (PhD)

Francesca Cozzolino est enseignante de sciences humaines et sociales à l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs (EnsAD), PSL Research University, Paris, chercheure associée à EnsadLab, laboratoire de recherche en art et design de l’EnsAD et membre affiliée au Laboratoire d’Ethnologie et Sociologie Comparative (LESC-CNRS) de l’Université de Paris Ouest Nanterre la Défense. Spécialisée dans l’ethnographie des pratiques artistiques, ses travaux de recherche se situent à la croisée des visual studies et de l’anthropologie de l’art et de l’écriture avec une attention particulière pour les écritures exposées dans l’espace public. Depuis 2010, elle a réalisé de nombreuses enquêtes dans le monde de l’art et du design et mené plusieurs missions de recherche en France et à l’étranger (Europe, États-Unis, Benin, Mozambique) en développant une ontologie descriptive de la création et en se donnant par objectif l’étude des différentes formes et niveaux d’agentivité de la création, sa capacité à opérer dans la fabrique du sociale.

Ses recherches actuelles portent sur la production et la circulation des savoirs et savoir-faire dans le monde de l’art et du design et interrogent la production d’une connaissance en actes dans les sociétés modernes par les pratiques artistiques. Elle est membre du comité de rédaction des revues « Ateliers d’Anthropologie », « Polygraphe(s) » et « Quadernos de Arte y Antrhopologia ». Elle a publié plusieurs chapitres d’ouvrages et articles scientifiques et elle contribue régulièrement à des revues d’art et de design ou des catalogues d’exposition et elle collabore avec des artistes en mettant en œuvre des projets au croisement entre art et sciences sociales.

Publications (sélection)

• Cozzolino Francesca, Peindre pour agir. Muralisme et politique en Sardaigne, Paris, éd. Karthala, 2017 :
http://www.ensadlab.fr/fr/francais-publication-peindre-pour-agir/
• Cozzolino Francesca, Cumbe Cumbe, Fraenkel Béatrice, Les écritures urbaines de Maputo : lire, écrire, agir dans la rue, Maputo, éd. Alcance, 2016 :
http://www.ensadlab.fr/fr/publication-les-ecritures-urbaines-de-maputo/

Dominique Cunin (PhD)

Dominique Cunin est diplômé de l’École nationale supérieure d’art de Nancy et de l’EESI de Poitiers (Master 2). Son projet artistique a pour thématique la représentation et l’appréhension de l’espace via les technologies numériques de l’image. Sa pratique comprend des animations et vidéos en images de synthèse, des installations interactives, le développement de logiciels expérimentaux, des environnements partagés en ligne ou encore des œuvres sur supports mobiles. Un voyage d’échange d’une année au Japon à l’université d’art de Kanazawa lui permet d’étudier le japonais, qu’il parle couramment depuis. Il est aujourd’hui doctorant à l’Université Paris 8 sous la direction de Jean-Louis Boissier, chercheur-intervenant à EnsadLab – École nationale supérieure des Arts Décoratifs de Paris (programme Écrans mobiles et Récits interactifs), et enseignant à l’École Supérieure d’Art de Valence depuis 2011. Il a eu l’opportunité d’être le commissaire de l’exposition Continuum, programme officiel de Luxembourg 2007, au sein de la capitale européenne de la culture. Ses travaux sont présentés dans des expositions liées à des programmes de recherche comme In-Out (2006-2008, Paris – Citu), Temps Perdu, Vestige d’une second life (2009 – Galerie 9, Nancy – Ensa Nancy) ou dans des expositions d’art contemporain (Moving-Worlds, triennale de la jeune création 2010, Luxembourg) et publie dans des revues en ligne (2010 – So Multiples) ou dans des ouvrages collectifs imprimés (2009 – R&C – Recherche et Création – Burozoïque/Ensa Nancy). Sa participation à Isea 2011 a impliqué l’usage de Mobilizing, langage de programmation pour écrans mobiles a destination des artistes plasticiens, dont il est le codéveloppeur depuis 2008 et le principal acteur. Mobilizing a occasionné la mise en place d’une collaboration avec le Iamas (Japon) et la HEAD de Genève, où Dominique est intervenant ponctuel dans le Master Media Design.

Site internet : dominiquecunin.acronie.org

Alexandre Dechosal

Particulièrement intéressé par les médias numériques et le design graphique, Alexandre Dechosal intègre l’École Supérieure d’Art et Design de Valence (Drôme) en 2007, où il obtient un DNAT puis un DNSEP. Durant cinq années d’études, sa pratique s’est orientée autour des questions du graphisme à l’écran dans des contraintes ergonomiques. Également basées sur nos usages, ses recherches l’ont amené à interroger la mobilité des interfaces graphiques. Alexandre rejoint ensuite EnsadLab en 2012, d’abord dans le programme EMeRI, puis dans DiiP, devenu Reflective Interaction, en 2013. Il participe à plusieurs événements comme Surexposition, où il conçoit l’identité et l’interface de l’application. Depuis 2015 et encore aujourd’hui, il continue sa pratique en tant que graphiste indépendant et reste intimement lié au projet élaboré par Reflective Interaction : l’interface du MisB Kit, l’identité et les déclinaisons d’interface utilisateur de Mobilizing-js, Discontrol Party #3, l’identité et le design du site de l’axe de recherche Reflective Interaction, etc.

Site internet : alexandre.dechosal.free.fr

Antoine Desjardins

Antoine Desjardins est engagé depuis de nombreuses années dans un travail artistique autour de la question de la sculpture et de sa constitution. Ses sujets variés utilisent les tensions entre les valeurs culturelles et les organisations naturelles que révèlent les images graphiques ou photographiques. Après une maitrise sur « l’emploi des matériaux plastiques dans l’art » à l’Université de Provence Aix-Marseille (1980), Antoine réside et travaille à New York de 1981 à 1990, périodes où son travail est présenté dans différentes galeries et institutions aux États-Unis et en Europe. Il s’installe à Paris où il continue son travail en axant à partir de 1994 ses réflexions sur l’influence des outils et langages numériques dans les processus de création de la forme en art. Il se consacre à l’enseignement de l’art depuis 1993 en privilégiant l’évolution des systèmes de représentation et des moyens de production et leurs incidences sur la forme. Il a fondé des ateliers de pratique digitale de la sculpture et de l’objet dans les écoles nationales d’art de Nancy et Limoges. Il a été membre des comités de programme de colloques de l’école des Mines de Nancy (« Métallurgie, Art, Informatique 2003 », « Iris, sens et essence de la couleur 2005 ») et est intervenu sous de multiples formes dans diverses écoles d’art et universités (« Pertinence des outils numériques dans les processus de création de formes et d’images » École d’art de Trèves (Allemagne) 2004, « Dust & Digital. On the incidence of digital tools in object conception and creation » Jingdezhen Ceramic Institute, Jingdezhen, Province du Jiangxi, Chine, 2008, « Eines informatiques en els processos de creacio » Facultad de Bellas Artes de l’Université de Barcelone 2009, « Plurivocité et ubiquité des outils numériques » l’École d’État des Beaux-Arts de Yerevan, Arménie 2010, etc.) et a collaboré avec des professionnels (Société NSided, conception du logiciel Quidam3D, 2005, Metallurgie Rml-MicronEst, Florange, 2010…). Son travail artistique est régulièrement montré en galeries et expositions diverses. Il porte depuis 2015 des Modules de recherche et création à l’EnsAD (http://re0010111100001010form0101111100001010digit.ensadlab.fr/ 2015, http://beamskaikaolin.ensad.fr/ 2016), (rep-derap.ensad.fr 2017 et 2018), enseigne en Art Espace et porte des questions liées à l’impression 3D-4D au sein du groupe Reflective Interaction à EnsadLab.

Site internet : ownwo.net

Carole Ecoffet (PhD)

Carole Ecoffet est chargée de recherche au CNRS. Diplomée de l’ESPCI et docteur de Physico-Chimie son travail scientifique au sein de l’Institut de Science des Matériaux de Mulhouse (IS2M-UMR7361) concerne l’interaction entre la lumière et les matériaux ainsi que le développement de processus de micro et nano fabrication. Par ailleurs, elle est impliquée dans la diffusion de la culture scientifique, que ce soit dans le cadre de conférences grand public ou de formation d’enseignants. Depuis quelques années, elle interagit avec des plasticiens. Travailler avec des artistes conduit à un dialogue qui dépasse largement le champ spéculatif. Il faut construire, réaliser des œuvres, relever des défis techniques, ce qui interroge tant les pratiques que les certitudes des chercheurs. Ces rencontres ont donné lieu des conférences en milieu académique et à des productions d’œuvres. Sortant du cadre de sa propre expérience, elle accompagne des artistes en résidence et étudie leurs pratiques au sein des laboratoires de sciences exactes. Ces études qui relèvent de la sociologie des sciences et de l’épistémologie se font en lien avec Archives Henri Poincaré – Philosophie et Recherches sur les Sciences et les Technologies (UMR 7117), laboratoire dans lequel elle est chercheure associée.

Site internet : https://www.is2m.uha.fr/fr/nos-axes-thematiques/molecules-nano-micro-structures-elaboration-et-fonctionnalites/#

Manuelle Freire (Ph.D)

Manuelle Freire est chercheure postdoctorale à EnsadLab pour le développement de la recherche basée sur la pratique en Art et Design, éducation et médiation en art-science-technologies (AST). Dans le but de proposer des modèles novateurs au sein des institutions universitaires, ses recherches actuelles portent sur l’organisation d’équipes de travail pluridisciplinaires et interinstitutionnelles en recherche-création. Ces travaux s’encadrent depuis janvier 2018, dans le programme de la Chaire « arts & sciences » créée par la Fondation Daniel & Nina Carasso, l’EnsAD et l’École Polytechnique. Après une Licence en Design (Université de Porto), Dr Freire a entrepris des rôles académiques depuis 2008 : Enseignement (teaching assistant puis part-time faculty) au département d’éducation des arts à l’Université Concordia (2008-2014) ; assistante à la doyenne de la Faculté des Beaux-Arts pour le développement de programme d’études en recherche-création (2009-2012) ; coordonnatrice à la programmation d’Hexagram — le réseau international dédié à la recherche-création en arts médiatiques, design, technologie et culture numérique (2013-2016) ; Directrice artistique associée d’ELEKTRA — BIAN (2016-2017).

Lucile Haute (PhD)

Lucile Haute est artiste, docteure en arts plastiques, maîtresse de conférences en design à l’Université de Nîmes, chercheuse associée à EnsadLab. Ses recherches portent sur le design graphique, éditorial et interactif, le livre d’artiste et l’édition d’art (imprimée, hybride ou numérique), les méthodologies et formes de publication de la recherche en art et en design, les nouvelles formes de publication, le design des éditions scientifiques (revues, ouvrages) et sur les formes hybrides de récit (texte lu et à lire, mis en espace ou en images). Elle a étudié l’habitabilité du monde contemporain en incarnant une certaine figure du cyborg, réalisant des performances à la lisière des espaces tangibles et numériques. Elle utilise des techniques et outils contemporains : des plus traditionnels (dessin, design objet, bois, photographie) aux plus contemporains (technologies numériques, réalité virtuelle, application). Elle dirige la collection liteʁal qui réunit des livres numériques et imprimés, en anglais et en français, dédiés à l’art contemporain, au design et à la recherche dans ces domaines, édités par Art Book Magazine (Paris). Chaque essai, œuvre ou texte publié dans ce cadre fait l’objet d’expérimentations graphiques, typographiques, interactives, plastiques et esthétiques. En se proposant d’explorer les régimes de sensibilité du livre à l’ère de l’ubiquité numérique, cette démarche constitue une recherche en et par le design. Elle est membre permanent de l’EA 7447 – PROJEKT, composante de l’Université de Nîmes, et membre associé de l’EA 7410 – SACRe (Sciences, Arts, Création, Recherche), composante de Paris Sciences et Lettres Research University. Ses travaux sont documentés sur son site lucilehaute.fr. Elle est membre fondateur du collectif Hyperfictions.org.

Publications (sélection)

Direction de numéro de revues avec comité de lecture :
• Renée Bourassa, Lucile Haute, Gilles Rouffineau (dir.) Revue Sciences du Design #08 : Éditions numériques, Paris, Puf, 2018 :
http://sciences-du-design.org/

Articles dans des revues avec comité de lecture :
• Lucile Haute et Julie Blanc, « Publier la recherche en design : (hors-)normes, (contre-)formats, (anti-)standards », dans la revue Réel Virtuel n°6 : Les normes du numérique, 2018 :
http://reel-virtuel.com/
• Lucile Haute, « Recherche-création dans les écoles d’art et institutions françaises », dans Archée : Re-Create, la recherche-création en acte, dirigé par Cécile Martin, juillet 2016 :
http://archee.qc.ca/ar.php?page=article&no=518
• Lucile Haute, « Traversée de l’écran (et retour) », in Figures de l’Art n°26 : Les nouveaux dispositifs immersifs, Bernard Adrieu (dir.), Presses universitaires de Pau, pp. 451-466 :
http://www.presses-univ-pau.fr/cart/Categorie/1/figures-de-lart

Chapitres d’ouvrages :
• Lucile Haute, « Chapitre V – Design des catalogues d’exposition sur supports numériques. Études de cas. » dans Alexandra Saemmer et Nolwenn Tréhondart (dir.), Livres d’art numériques : de la conception à la réception, Paris, Hermann, juin 2017, pp.109-123.
• Lucile Haute, « Chapitre VII – Portfolio : Conception graphique de catalogues d’expositions numérique. » dans Alexandra Saemmer et Nolwenn Tréhondart (dir.), Livres d’art numériques : de la conception à la réception, Paris, Hermann, juin 2017, pp.139-149.
• Nolwenn Tréhondart et Lucile Haute, entretien avec Tomas Bijon « Chapitre IV – Le livre s’anime, devient vivant, réagit quand on le caresse… » dans Alexandra Saemmer et Nolwenn Tréhondart (dir.), Livres d’art numériques : de la conception à la réception, Paris, Hermann, juin 2017, pp.97-105 :
http://www.editions-hermann.fr/5125-livres-dart-numeriques-de-la-conception-a-la-reception.html
• Lucile Haute, « L’hyperfiction Conduit d’aération : entre littérature et design, construction d’un roman augmenté pour tablettes et liseuses », in Les écrans tactiles mobiles, Anaïs Guillet (dir.), Paris, éd. publie.net, 2015 :
https://www.publie.net/2015/12/31/nouveaute-lectures-digitales-lecran-au-bout-des-doigts/

Actes de conférences :
• A. Saemmer, L. Haute, A. Herbet, O. Farge, « L’hyperfiction Conduit d’Aération, figures de la lecture et de la déambulation », in H2PTM 2013, Paris, Ed. Hermès-Lavoisier, pp. 161-190 :
https://www.lavoisier.fr/livre/informatique/pratiques-et-usages-numeriques/saleh/descriptif-9782746245792
• Lucile Haute, « The Touch of the Avatar, Artistic research and performance with synthetic doubles », Simon Richir (dir.), Virtual Reality International Conference – Laval Virtual 2014 Proceedings, ACM, 2014 :
http://dblp.org/db/conf/vric/vric2014.html
• L. Haute, A. Saemmer, O. Farge, « Writing and performing a narrative hypertext », in Proceedings of Virtual Reality International Conference, Simon Richir (dir.), ACM, 2013 :
http://dblp.org/db/conf/vric/vric2013.html
• Amato Etienne-Armand, Claire Sistach, Lucile Haute : « Inter Screen, between humans and avatars », Proceedings of Virtual Reality International Conference, Simon Richir (dir.), ACM, 2012 :
http://dblp.org/db/conf/vric/vric2012.html

Compte-rendu dans des revues à comité de lecture :
• Lucile Haute, « Contre-temps, De la recherche et de ses enjeux. Arts, architecture, design. Pierre-Damien Huyghe » compte-rendu de lecture dans Azimuts 48-49 : Le type : règne, crise et critique, ESAD/Cité du design, 2018 :
http://www.pollen-difpop.com/article-8549-azimuts-cite-du-design.aspx

Article dans des revues sans comité de lecture :
• Lucile Haute et Julie Blanc « Standards du web et publication académique » dans CodeX n°1, Paris, édition HYX, 2017, pp. 14-15 :
http://www.editions-hyx.com/fr/code-x

Autre :
Directrice de la collection liteʁal chez l’éditeur Art Book Magazine (Paris).
From Bits to Paper, Filipe Pais (dir.), collectif, imprimé 24x32cm + ePub, 196 pages, 2018, langue : anglais.
La création à l’œuvre, autour d’une exposition de l’artiste et typographe Pierre di Sciullo, Francesca Cozzolino (dir.), collectif, ePub, langue : français.

Sophie Krier

Sophie Krier (1976, LU / BE), artiste et chercheuse, développe des outils collectifs de réflexion et de narration à la croisée de l’art et de l’écologie profonde. Formée à l’origine au design textile à la Design Academy de Eindhoven, elle tisse aujourd’hui des histoires qui relient êtres et lieus ; sa pratique située croise ainsi éducation, recherche et interventions artistiques éphémères en extérieur. Sophie a dirigé le programme designLAB à la Rietveld Academie de Amsterdam entre 2004 et 2009. En 2008, elle initie Field Essays, une recherche sur les formes de savoir incarnées dans les processus de création, pour laquelle elle met en lien practicien.ne.s et penseur.ses, et qui se décline entre autres sous forme de publications hybrides éditées par Onomatopee. Sur l’invitation de University College Roosevelt, Middelburg, Sophie dirige actuellement un nouveau programme intitulé Art & Design Practice qui s’appuie sur la vision pédagogique des Liberal Arts & Sciences. Sophie est chercheuse associée à EnsadLab depuis 2017 dans le cadre de la nouvelle Chaire « arts & sciences » de l’École polytechnique, de l’EnsAD-PSL et de la Fondation Daniel & Nina Carasso. Les travaux de Sophie sont accompagnés sur le long terme par [NA !] Project.

Sites internet :
www.sophiekrier.com
www.fieldessays.net
www.thinklikeamountain.net

Publications (sélection)

• Krier S. & Shiratori H., « Fiction as Function: Unusual objects from Japan, Design Fiction », in : Alex Coles (ed.), Design Fiction, EP Volume 2, Berlin, Sternberg Press, 2016, pp. 113-128
• Krier, S. (ed.), How to think like a mountain in a land of Sea, University College Roosevelt & Municipality of Veere, 2016
• Krier S. (ed.), Sigurðarson B., Ingold T., Edelkoort L., 2015, Field Essays: Things that happened, Eindhoven, Onomatopee, 2015
• Krier S. (ed.), Muecke J., Princen B., Field Essays: Every Image Contains An Object, Eindhoven, Onomatopee, 2012
• Krier S. (ed.), Hess B., Mc Rae L., Pokropski M., Field Essays: Pick of Sticks Embodied, Eindhoven, Onomatopee, 2008

Annie Leuridan

Annie Leuridan vit dans le Nord de la France. Elle est scénographe-lumière, paysagiste, militante, co-auteure de documentaires, assistante de réalisation. Elle crée la lumière de spectacles, de dispositifs plastiques et d’expositions. Son parcours suit les chemins de l’opéra et du théâtre contemporain quand ils visitent différentes formes scéniques – du rapport bi-frontal aux petites formes itinérantes. Aujourd’hui, elle se consacre principalement à la lumière de danse (Mylène Benoit, Nathalie Baldo, Cyril Viallon, Amélia Estevez avec qui elle co-signe Fôret/Selva) eu égard aux traitements des espaces, volumes, couleurs et rythmes en tant qu’éléments de la narration. La rencontre avec des plasticiens (Isabelle Bonté, Marie-Julie Bourgeois, Mathieu Bouvier, Hervé Lesieur, Laurent Pernot) la conduit à traiter la lumière en tant que matière même de l’œuvre. Elle travaille la lumière d’expositions initiées par un collectif de Poètes Urbains – Les Saprophytes, qui ont pour objet la création d’utopie urbaine. Depuis 2004, son travail s’accompagne d’une remise en cause des outils qui conditionnent la forme et l’écriture de la lumière. Cette recherche s’appuie sur les techniques actuelles (capture de mouvement, images animées, utilisation d’ordinateur personnel et de logiciel libre) pour les croiser à des outils plus traditionnels tel jeu d’orgue et projecteurs de scène. Cela lui permet d’en re-visiter l’usage.

Florent Levillain (PhD)

Florent Levillain est chercheur en psychologie cognitive, spécialiste de l’interprétation du comportement perçu. Il a obtenu son doctorat à l’université Paris 8 Saint Denis, après un séjour de recherche à l’International School for Advanced Studies (Trieste, Italie). A la suite d’un séjour postdoctoral à l’université Johns Hopkins (Baltimore, EU), Florent a intégré le groupe de recherche Reflective Interaction pour développer un ensemble de réflexions sur les fondements de l’interprétation du comportement d’objets robotisés. Florent développe en ce moment des méthodes expérimentales pour déterminer le caractère expressif d’un mouvement, ainsi que des modèles théoriques permettant de penser la nature des intuitions ontologiques à l’égard des objets animés. Florent travaille également au développement de paradigmes d’évaluation de l’interaction avec des essaims de robots, ainsi qu’en situation de réalité virtuelle.

Site internet : www.florentlevillain.com

Publications (sélection)

• Levillain, F., & Zibetti, E. (2017). Behavioral artifacts: The rise of the evocative machines. Journal of Human Robot Interaction, 6(1), 4-24.
• Abe, N., Laumond, J-P., & Levillain, F. (2017). Using a dance notation system to generate movements in a humanoid robot: The utility of Laban notation for robotics. Social Science Information, 56(2).
• Levillain, F., Zibetti, E., & Lefort, S. (2017). Interpretating the behavior and interacting with autonomous robotic artworks. International Journal of Social Robotics, 9(1), 141-161.
• Zibetti, E., & Levillain, F. (2016). « Off Road: Profiling the artwork and the audience experience ». In S. Bianchini & E. Quinz (Eds), Behavioral Objects 1. A Case Study: Céleste Boursier-Mougenot. Sternberg Press.
• Bianchini, S., Levillain, F., Menicacci, A., Quinz, E., & Zibetti, E. (2016). « Towards behavioral objects: A twofold approach for a system of notation to design and implement behaviors in non- anthropomorphic robotic artifacts ». In J-P. Laumond & N. Abe (Eds.), Dance Notation and Robot Motion. Springer.
• Bianchini, S., Bourganel, R., Quinz, E., Levillain, F., & Zibetti, E. (2015). « (Mis)behavioral Objects: Empowerment of users vs. empowerment of objects ». In D. Bihanic (Ed.), Empowering Users through Design. Interdisciplinary Studies and Combined Approaches for Technological Products and Services. Springer.
• Levillain, F., & Zibetti, E. (2012). Segmentation et perception intuitive dans l’interprétation de l’action. Quels liens possibles ? Proposition d’un niveau intermédiaire de représentation. L’Année Psychologique, 112(2), 277-308.

Filipe Pais (PhD)

Filipe Pais, né à Viseu au Portugal en 1983, a très tôt été intéressé par la manière dont les technologies affectent les humains et leurs comportements. Après avoir fini ses études en Son et Image à la Escola Superior de Artes e Design de Caldas da Rainha (ESAD.CR), Filipe a travaillé en tant que designer multimédia pour Ydreams à Lisbonne puis comme professeur assistant en arts numériques à l’ESAD.CR. En ce moment il prépare un doctorat en Média Numériques du programme UT Austin-Portugal, à la Faculté d’Ingénierie de l’Université de Porto (FEUP), et il est aussi étudiant-chercheur au DRii/EnsadLab, devenu Reflective Interaction, à Paris. Il développe des projets numériques depuis 2004, recherchant des méthodes pour explorer la routine en tant que réalité augmentée et source d’expérience esthétique. Utilisant des matériaux analogiques, numériques ou encore biologiques, ses travaux se veulent organiques et autonomes et sont généralement basés sur de simples règles qui provoquent des résultats complexes et imprévisibles. Plus récemment, il a exploré les réseaux sociaux dans une perspective comportementaliste. Certains de ses travaux ont été exposés pour Jovens Criadores, Futures Places, Artech, Culturgest, Mapa, Sonda, Cada, Skopje’s Biennal 09, etc.

Site internet : la-neige-en-ete.net/filipe/

Emanuele Quinz (PhD)

Emanuele Quinz est historien de l’art et commissaire d’exposition. Titulaire d’un doctorat en Esthétique, il est maître de conférences à l’Université Paris VIII et enseignant-chercheur à l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs. Il intervient régulièrement aussi dans d’autres Universités et écoles d’art, comme Sciences Po, l’UQAM Montréal, l’Accademia Nazionale di Belle Arti Brera et NABA à Milan, l’Haute École d’Art et Design de Genève. Ses recherches explorent les convergences entre les disciplines dans les pratiques artistiques contemporaines : des arts plastiques à la musique, de la danse au design et la mode. Responsable du programme de recherche « Behaviors. Objets à comportement entre art, science et design » financé par le Labex ARTS-H2H, en partenariat avec l’EnsAD, le service Prospective Industrielle du Centre Georges Pompidou et le laboratoire Chart-Lutin Université Paris 8 – Cité des Sciences et de l’Industrie. Depuis 2012, il est également chargé des publications pour le Labex ArtsH2H. Il a dirigé plusieurs ouvrages dont Du corps à l’avatar (anomos, 2000), La scena digitale (avec A. Menicacci, Marsilio, 2001), Digital Performance (anomos, 2002), Interfaces (anomos, 2003) et MilleSuoni, Deleuze, Guattari e la musica elettronica (Cronopio 2006), Strange Design (2013). Il a été commissaire d’expositions internationales comme Invisibile (Sienne, 2004), et, avec L. Marchetti, Experience Design (Bolzano, 2005), FIRs : Fashion Italian Roots (Bruxelles 2004), en:trance (Bolzano 2004, Paris 2006-2007), Dysfashional (Luxembourg, 2007 ; Lausanne, 2008 ; Paris 2009 ; Berlin, Moscou 2010, Jakarta 2011), Basic Instincts (Berlin 2011, Arnhem, Shenzhen 2012), The Dutch Paradox (Paris 2012).