Keyvane Alinaghi

Après une formation de développeur multimédia, Keyvane Alinaghi se penche très vite sur la création d’images par ordinateur (compositing, 3D, PAO). Compositeur de musique éléctroacoustique dans le cadre des Master class du Studio de recherche et de production musicales Art Zoyd. Son envie de mêler les média sons et images dans des espaces interactifs se concrétise en 2006 par l’intégration du Master « Création et ingénierie numériques – Scénographie interactive » à l’Université de Valenciennes. Il y développe des installations interactives traitant le son et l’image en temps réel et réalise des interfaces ergonomiques de contrôle pour le traitement sonore lors de performances live. Il poursuit actuellement ses recherches dans le cadre du programme DRii du Cycle supérieur de recherche & création (programme de recherche aujourd’hui devenu le Groupe Reflective Interaction) de l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs et participe, en tant qu’ingénieur d’études, au projet de l’Agence National de la Recherche « Praticable ». Son travail s’axe sur les notions de « cohérence gestuelle » (ou comment rendre l’action du spectateur, dans un dispositif hybride, consciente et évidente) et sur les interactions collectives (pièces participatives destinées à un grand nombre d’utilisateurs).

Site internet : http://faceboobs.org/web/

Marie-Julie Bourgeois

Après avoir étudié la communication visuelle, Marie-julie Bourgeois a travaillé dans l’audiovisuel en tant que Directrice Artistique. En 2008, elle obtient le Mastère spécialisé création en nouveaux médias de l’ENSCI dans lequel elle amorce une recherche plastique utilisant les technologies numériques. Elle développe des dispositifs interactifs sur les enjeux de la télé-présence, où l’objet caméra envahit notre quotidien. L’installation Tempo (cartographie du ciel en temps réel) a été exposée à la « Nuit Blanche 2008 », dans le cadre du festival « Némo », au festival « SIANA » à Évry puis au Brésil. Le projet Extension du Vide (Caméra virtuelle comportementale) a été présenté dans le cadre de « Futur en Seine » au Pavillon de l’arsenal et au festival « PIKSEL » en Norvège ainsi qu’à « Ososphère 2011 ». En 2009, elle obtient une bourse de créateur numérique de la fondation Jean-Luc Lagardère pour Distorsion parallèle (interface de manipulation temporelle) projet qu’elle développe au sein du cycle de recherche DRii (programme de recherche aujourd’hui devenu le Groupe Reflective Interaction). En 2011, elle obtient un Master 2 recherche à Paris 8 en Art contemporain et nouveaux médias avec un mémoire sur l’interactivité partagée dans les installations artistiques multi-spectateurs in situ dirigé par Jean-Louis Boissier, sujet qu’elle prolonge en thèse à l’école Doctorale esthétique, science et technologie des Arts à Paris 8.

Site internet : mariejuliebourgeois.fr

Quentin Bréant

Quentin Bréant est né en 1986 au Havre. Il rejoint l’École Régionale des Beaux-Arts de Rouen après son cycle secondaire et obtient en 2009 son DNSEP arts en axant son travail sur la fiction et la politique. Ses fictions mêlent à la fois réalité et imaginaire, géopolitique contemporaine et situations absurdes. Ses réalisations ne s’attachent pas qu’à un seul medium, la pluralité des moyens employés permet au spectateur divers chemins d’accès. En 2009, il rejoint l’École Supérieure d’Arts du Havre en section Design Graphique. Il découvre alors une nouvelle facette du multimédia et crée des programmes prenant en compte l’activité de l’utilisateur. Il explore alors les multiples possibilités de l’interactivité, des rythmes sonores aux mouvements dans l’espace, il attache une grande importance au résultat graphique de l’œuvre.

Marion Flament

Marion Flament est artiste plasticienne et scénographe, elle travaille aujourd’hui en collaboration avec différents créateurs en conjuguant une réflexion sur l’espace avec la production d’œuvres sous la forme de dispositifs et de performances. Scénographe de formation, diplômée de l’école Boulle en 2010, elle obtient en juin 2014 le master de l’EnsAD. Actuellement étudiante-chercheuse à EnsadLab au sein du programme Reflective Interaction, en lumière interactive, elle élabore son travail autour de l’expérience du quotidien par l’observation de phénomènes physiques et de sensations liés à notre environnement proche, afin de questionner notre propre pratique de l’espace personnel.

Site internet : marionflament.com

Igor Galligo

Igor Galligo a reçu initialement une formation en sciences humaines aboutissant à l’obtention de trois masters : en philosophie contemporaine et en esthétique à l’université Paris 1 Sorbonne, et en sciences politiques à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales. Il donna une direction différente à son travail en découvrant la peinture abstraite, dont la pratique artistique devint prépondérante sur ses activités théoriques et impulsa un nouveau développement à sa réflexion. Ce dialogue entre poïétique et theoria le conduisit à réaliser un quatrième master au sein du département d’Arts et Sciences de l’art de l’université Paris 1. Depuis fin 2012, il développe sa réflexion sur les sujets de « dispositifs ambiantaux » et de dissémination de l’attention, sous la direction de Bernard Stiegler, directeur de l’Institut de Recherche et d’Innovation du Centre Pompidou. En 2013, il rejoint le programme de recherche Dispositifs Interactifs et Performatifs d’EnsadLab, dirigé par Samuel Bianchini (programme de recherche aujourd’hui devenu le Groupe Reflective Interaction). Il est également membre associé du GERPHAU, site de recherche de l’UMR MCC/CNRS – LAVUE (Laboratoire Architecture Ville Urbanisme Environnement), et membre d’Ars Industrialis, association dirigée par Bernard Stiegler visant à penser une politique industrielle des technologies de l’esprit. Depuis octobre 2013, il est enseignant en philosophie et sémiotique du design à l’École de Condé. En 2013, Igor termine l’édition d’un ouvrage collectif réunissant des contributions artistiques et scientifiques sur le thème des dispositifs artistiques et des interactions situées. Depuis novembre 2013, il dirige avec Bernard Stiegler au Centre Pompidou un séminaire de recherche international et pluridisciplinaire sur la thématique de l’Écologie de l’attention. En avril 2014, sur une orientation artistique de cette thématique de recherche, il coordonnera un séminaire aux côtés d’Yves Citton, destiné aux étudiants du master Curatorial Critical Cybermedia de la Haute École d’Arts et de Design de Genève. Pour le printemps 2014, il projette d’organiser un colloque à l’EnsAD sur le sujet des « dispositifs ambiantaux ». Sa production artistique et design se concentre principalement sur la réalisation d’installations lumineuses expérimentales. La photographie, la vidéo expérimentale, la musique électronique et la peinture sont également des media qu’il utilise. En automne 2013, il reçoit une commande en design-lumière de la SARL Batofar pour le réaménagement lumière de la partie extérieure de ce nightclub parisien. Depuis novembre 2013, un partenariat de recherche & création entre l’EnsAD et l’École Supérieure de Physique et Chimie Industrielles de la ville de Paris est en cours de réalisation pour la production d’un dispositif lumineux en lien avec ses recherches sur la dissémination de l’attention.

Charlotte Gautier

Charlotte Gautier est artiste plasticienne, scénographe et étudiante-chercheuse. Elle vit et travaille à Paris. Diplômée de l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs de Paris en 2014, sa pratique est transversale et concerne aussi bien le champs de Arts Visuels que ceux de la Scène. Son travail a fait l’objet de plusieurs expositions en France et à l’étranger (Nuit Blanche de Bruxelles, 6b, La générale, Hors-les murs du Palais de Tokyo, Cité des Arts, Mairie du 5ème, Casa de Velazquez à Madrid, Centre National des Arts de la Scène à Beijing, etc.). En 2014, elle intègre le groupe SAIL d’EnsadLab, et travaille en collaboration avec des artisans verriers afin de créer des dispositifs lumière intégrant le verre soufflé. Nourrie de ce travail sur les caustiques (interactions entre la lumière et le verre), elle intègre en 2015 le groupe Reflective Interaction d’EnsadLab. Elle y développe un travail de recherche sur la lumière inspiré par les phénomènes naturels ainsi que sur les connexions et interactions entre le public, l’œuvre et l’espace d’exposition. Elle tente par cela de recréer des espaces immersifs dans lesquels le numérique et l’analogique se combinent afin d’écrire des partitions lumineuses organiques. Ses dispositifs génèrent ou révèlent des dimensions sensibles à même de bouleverser l’expérience esthétique. Ils plongent le spectateur dans une situation où la perte de repères ouvre un espace imaginaire, où le corps bascule hors du temps et de l’espace pour une expérience sensorielle simultanée de la lumière, du mouvement et de la matière.

Site internet : charlottegautiervantour.fr

Lia Giraud (SACRe)

Lia Giraud est artiste plasticienne, doctorante au sein du programme « Sciences, Art, Création, Recherche » (PSL) et étudiante-chercheuse dans le programme de recherche DiiP/EnsadLab (programme de recherche aujourd’hui devenu le Groupe Reflective Interaction). Elle débute ses études à l’École nationale supérieure d’art de Cergy-Pontoise (ENSAPC) et poursuit sa formation à l’EnsAD dans le secteur photo-vidéo dont elle sort diplômée en 2011. Durant son cursus, elle bénéficie d’un échange avec l’Université du Québec à Montréal (UQÀM) en Master 2 d’art visuel et médiatique. Ses photographies ont été publiées aux Éditions Textuels (Catalogue Sita-suez environnement, 2010) et par l’Agence française de développement (AFD) au Cambodge (Série Ambivalences, 2011). Son travail à fait l’objet de plusieurs diffusions et expositions en France et à l’étranger (Jeu de Paume, Centquatre, MARTa Herford museum en Allemagne, « Galerie du Cedex » à Montréal, Institut français des Pays-Bas, Arte, polka magazine, etc.). Sa pratique de photographe-vidéaste documentaire l’a menée à questionner notre rapport à l’image et le rôle qu’elle occupe dans notre construction de la réalité. Dans ses travaux (riffs, glasses, dollaralia project), elle déplace l’image de sa fonction de médium pour en faire son sujet d’étude. En proposant au public d’expérimenter la « matière de image », elle cherche à rendre visible les évolutions du rapport homme/image. Depuis 2010, elle s’intéresse plus spécifiquement à l’influence des nouveaux modes de représentation numériques, explorant la porosité des frontières entre biologique et numérique. Elle s’attache notamment à analyser et imaginer de nouveaux modes de représentation à cette interface. Son processus de création artistique et scientifique, l’amène à collaborer avec d’autres artistes et avec les laboratoires parisiens, notamment l’équipe CEE du Muséum national d’Histoire naturelle (Projet Algae-graphies), le laboratoire Kastler-Brossel de l’ENS (film-documentaire InVisible) et plus récemment le laboratoire de chimie de la matière condensée de Paris (Collège de France / UPMC) et l’institut de minéralogie et de physique des milieux condensés (projet Stromatholites).

Site internet : www.liagiraud.com

Lyes Hammadouche

Lyes Hammadouche est né à Alger en 1987, venu en France en 1993 et diplômé de l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs de Paris en 2013. Dans ses productions, il crée un cycle, il entretient un rythme, il englobe un espace et tente d’en percevoir le détail. Il cherche la limite entre l’immobilité et le mouvement. Ses créations sont des vecteurs visant à étirer la conscience ponctuelle et fuyante du temps. Lorsque toute l’attention est happée dans chaque seconde qui passe, lorsque l’esprit entre dans un état quasi méditatif, proche du vide, il peut alors faire la pleine expérience du temps. Aujourd‘hui, il est étudiant en doctorat PSL-SACRe en arts appliqués. Samuel Bianchini, artiste et enseignant-chercgeur à l’EnsAD et Jerôme Sackur, chercheur en sciences cognitives à l’ENS, codirigent sa thèse.

Site internet : www.lyes.info

Anahita Hekmat

Anahita Hekmat une artiste iranienne des nouveaux médias. Son travail comprend un large éventail de supports traditionnels tels que la photographie, le dessin, la vidéo et les installations de nouveaux médias technologiques comme les installations interactives et urbaines, les sites internet et les projets de médias alternatifs. Elle travaille aussi bien seule qu’en collaboration avec des ethnologues, des musiciens, des programmeurs et d’autres spécialistes pour créer des expériences multidisciplinaires et multimédia. Elle croise la méthodologie ethnographique et l’imagination subjective. Ses oeuvres dialoguent avec le visible et l’invisible. Anahita cherche à exprimer avec la vision, ce que nous voyons en vivant la réalité et l’image mentale que cette réalité a créé dans notre esprit. Elle exploite des espaces fermés, des tunnels creusés ou construits, des pièces sombres et des endroits cachés pour tracer une trajectoire pour les spectateurs dans le cadre d’une expérience in situ. En utilisant des éléments architectoniques liés au passé et détruits (comme les vestiges), elle s’interroge sur la capacité d’un espace spécifique à rappeler et à réactiver la mémoire du passé dans le temps présent. Le monde de l’enfance est un motif récurrent dans son œuvre. L’enfance et les rites de passage servent de base de référence pour les unités temporelles universelles. Ainsi, chaque spectateur peut trouver une base spatio-temporelle qui est à la fois très personnelle et commune. Dans ses vidéos, elle travaille à partir de fragments d’images (filmées en général lors de ses voyages) qui créent une approche documentaire. En éditant, étirant le temps, manipulant et superposant les images, elle fait jaillir une fiction poétique et mythique. En général, son travail construit un temps suspendu dans lequel les personnages, abstraits de leurs dimensions spatiales, effleurent les frontières du documentaire et de la fiction. Dans ses installations, elle confronte plusieurs écrans qu’elle met en dialogue. Ce type de médium permet aussi aux images de résonner avec les sons pour déconstruire le temps ordinaire. Elle utilise généralement la projection comme réminiscence des faits qui ont été vécus. Le son a une grande importance dans son travail. La composition sonore est utilisée pour introduire la spatialité. Cette dernière ajoute la distension du temps dans les univers fermés de Anahita : les couches audio superposées avec leurs images correspondantes, pour fournir un espace à explorer, un puits de mémoire.

Site internet : anahitahekmat.net

Aurélie Hoegy

Aurélie Hoegy est une jeune artiste et designer française, diplômée de l’ESAD de Reims : DNAPP en 2011, puis de la Design Academy d’Eindhoven au Pays-Bas : Master Design Contextuel en 2013. 
Elle interroge et explore les frontières entre normalité et anormalité dans le quotidien. Son travail nous entraîne hors de notre univers connu et des fonctions usuelles des objets, pour nous emmener vers une nouvelle liberté d’expression et une approche hybride du design. Aurélie investigue et repousse les frontières du design en le travaillant sous de multiples formes et avec différents médiums : dessin, film, objet, installation, scénographie et performance. Sa MacGuffin lamp créée dans le cadre de son Master à Eindhoven a été très vite remarquée et exposée au festival du Design de Shenzhen, au Salon du Design de Milan, au Van Abbe museum d’Eindhoven et enfin au Mudac à Lausanne. Plus récemment, sa collection Dancers a reçu en septembre 2015 le Prix du Jury Rado Star Prize Paris Design Week et le Prix du jury Pure Talent Contest IMM Cologne en Allemagne en janvier 2016. Invitée au Palais de Tokyo en avril 2016 pour le Festival Do Disturb, elle commence un travail de Performance et Danse autour de sa dernière collection de chaises Dancers, en collaboration avec le compositeur Londonien Scanner, des danseurs contemporains et la costumière Cécile Germain. Puis, une nouvelle création performance est présentée en septembre au Silencio club de décoré par David Lynch à Paris en collaboration avec la Paris Design Week et Design Academy d’Eindhoven. D’autres représentations de la performance ont été données par la suite, toujours en 2016 à Londres 
(« What’s up » curateurs : Susanne et Lawrence Van Hagen) et à Bruxelles (Breaking & Construct – 4 pièces – Galerie Ephémère – curateurs Stéphanie d’Oglandes, Julia Van Hagen et Done). Plus récemment, elle a été invitée par Lidewij Edelkoort à présenter trois pièces de la collection Dancers dans l’exposition « Wild Things » au Museum Texture pour la Biennale Kortrijk Interior en Belgique et dans l’exposition The Graduate(s) à la Carpenters Workshop Gallery de Londres.
 Depuis 2016, elle contribue au programme de Master Design Contextuel à la Design Academy d’Eindhoven en proposant des workshops expérimentaux dans lesquels elle pousse les étudiants hors de leur zone de confort.
 Aurélie poursuit son travail de recherche sur la flexibilité des limites entre objet, corps et espace en proposant d’utiliser des outils et des méthodes non conventionnels pour approfondir la compréhension de l’objet, notamment par la mise à jour de sa relation avec le corps. Prenant appui sur les convergences de recherche entre design, chorégraphie, science et ingénierie robotique, la designer explore de nouveaux environnements et matériaux pour donner corps à une hybridation entre corps et objet.

Site internet : www.aureliehoegy.com

Tom Huet

Tom Huet est artiste plasticien, concepteur lumière, scénographe.
 Diplômé de l’EnsAD en 2012, son travail recouvre divers types de réalisations : 
installations sonores et lumineuses, mise en scène de pièces immersives, 
sculptures cinétiques, scénographies d’évènements et de théâtre, créations sonores. En parallèle de ses recherches à EnsadLab dans le groupe Reflective Interaction, axe lumière interactive, il réalise des collaborations avec différents artistes et compagnies et encadre des ateliers pédagogiques « installation sonore et lumineuses » dans des écoles collèges et lycées. Les flux, le renversement, le vertige et le néant font partie des notions principales qu’il explore. L’apparence de la simplicité, le minimalisme, sont le résultat d’une démarche qui met en œuvre une réflexion amenant à la pureté des formes, en passant, au quotidien, par le refus du gaspillage, la tentative de récupération et le détournement d’objets. 
L’idée est de trouver une forme juste tout en faisant appel à une économie de moyens.

 Dans ses travaux, la lumière et le son interagissent et troublent la perception de l’espace, ils opèrent ainsi 
des modifications sensibles de celui-ci. Son travail autour des phénomènes de la perception, du reflet, de l’illusion, 
va au-delà de la raison et se situe avant le sentiment. Il amorce les débuts troubles et confus d’une sensation. 
Il cherche grâce à la puissance évocatrice de ces éléments à créer des espaces psychoplastiques, 
autrement dit, des espaces qui peuvent traduire des sentiments et procurer des sensations, 
des espaces chargés émotionnellement.

Site internet : tomhuet.com

Tomek Jarolim

De ces études en informatique à l’IUT, Tomek Jarolim garde un goût prononcé pour la logique du codage qu’il développe à l’École Supérieure d’Art d’Aix-en-Provence, où il obtient le DNSEP avec les félicitations du jury en 2009. Il y crée notamment des installations interactives et sonores telles que la série des Espaces de Silence et Shout ! qui interrogent sur la présence du corps dans l’espace et renvoient directement au spectateur son statut de regardeur. En 2008, Tomek transpose son univers numérique et coloré pour la scénographie de Shades of White, conçu sur une chorégraphie de Bruno Péré pour le festival « Les Affluents » du Ballet Preljocaj. La même année, il part à the School of the Art Institute de Chicago, où il se concentre principalement sur un travail sonore. En découle une pièce intitulée Ut Queant Laxis, dont un extrait, « C », est chorégraphié par Beth Jucovy pour le festival « Innovation in Dance » à New York. En 2009, il expose Invisibles, une installation générative sur écrans, à la 14e Biennale des Jeunes Créateurs d’Europe et de la Méditerranée et à l’exposition « Tout Doit Apparaître », qui lui permettront d’engager un nouvel axe de travail plus sensoriel. Il continue de développer cette piste pour une adaptation de l’opéra Ring-Saga d’après Wagner dans une mise-en-scène d’Antoine Gindt prévue pour 2011.

Site internet : www.tomek.fr

Ianis Lallemand (SACRe)

Ianis Lallemand est designer, artiste et chercheur. Ses recherches explorent les tensions et convergences entre code, matière et forme, dans le cadre d’une pratique générative de la conception et de la fabrication numérique. Ancien élève de l’École Normale Supérieure (Paris), il est titulaire d’un Master en Sciences de l’Ingénieur de l’Université Paris 6 et d’un Doctorat en Design de l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs / PSL Research University. Sa thèse de doctorat, réalisée dans le cadre du programme SACRe et dirigée par Antoine Picon, explore les relations entre matérialité et pratiques de production numérique dans les champs de l’art, de l’architecture et du design. Elle a été soutenue en décembre 2017 à la Gaîté lyrique, Paris, avec une exposition personnelle.

Site internet : www.ianislallemand.com

Oussama Mubarak (Cnam/EnsAD)

Oussama Mubarak est développeur informatique et mène un projet de recherche à EnsadLab en partenariat avec le Cnam dans les domaines de l’IHM, le design d’interaction et la visualisation de données. Né en Jordanie en 1982, il a effectué des études en informatique aux États-Unis avant de s’installer en Europe en 2007. Il a depuis travaillé sur de multiple projets culturels et expérimentaux en utilisant les nouvelles technologies en collaboration avec des artistes et des agences de création numérique. Sa thèse, intitulée « Designing and Modeling Collective Co-located Interactions for Art Installations », explore les installations d’art numérique qui mettent en œuvre des interactions collectives co-localisées, se focalisant sur les conditions – qu’elles soient spatiales, matérielles ou humaines – qui affectent la capacité pour les participants de coconstruire une expérience esthétique commune en l’absence d’orchestration ou d’un objectif pré-annoncé à atteindre, et propose un ensemble d’outils et de lignes directrices pour la conception de telles installations.

Site internet : semiaddict.com

Marie-Luce Nadal

Marie-luce Nadal est une architecte et artiste plasticienne basée à Paris. Son travail est porté sur la représentation de la manipulation du climat dans le contexte de l’anthropocène. Il s’exprime à travers des formes plastiques, des performances et des installations. Fuyant les illustrations théoriques, elle utilise des représentations symboliques pour produire des expériences esthétiques à diverses échelles (micro, méso, macro) dans le but de sensibiliser un plus large public à l’obsession du contrôle climatique telle qu’elle se précise aujourd’hui. En 2012, elle propose TALWEG une interprétation plastique du « Bateau Ivre » de Rimbaud sous forme de voyage à travers un climat fait d’objets raboutés, retravaillés, détournés. Puis, elle intègre le programme doctoral SACRe. En 2012, elle organise « les Apparences du Hasard », projet collectif ayant pour objet la perception du vent et de sa trace au prieuré Sainte Eulalie (66). Son travail a fait l’objet de plusieurs expérimentations publiques et expositions collectives à Paris au 6B, au Laboratoire de la création, à la Cité Internationale des Arts, à la galerie Rhinocéros, et à la Gaîté Lyrique. Elle a été récemment sélectionnée pour exposer au Palais de Tokyo dans le cadre des MODULES FONDATION PIERRE BERGE – YVES SAINT LAURENT. Elle poursuit actuellement ses recherches artistiques dans le cadre du doctorat SACRe au sein de DiiP/Reflective Interaction (EnsAD) et du laboratoire de Physique et Mécanique des fluides des Milieux Hétérogènes PMMH (ESPCI).

Site internet : www.marielucenadal.com

Diego Ortiz

Artiste Franco-Colombien né à Cali en Colombie en 1980, Diego Ortiz vit et travaille à Marseille. Son travail interroge les rapports entre réalité et fiction par la création des dispositifs interactifs et des expériences audiovisuelles ayant recours principalement aux technologies mobiles. Il propose ainsi des contextes relationnels qui bouleversent la place et le rôle du spectateur dans le processus de création et de diffusion de l’œuvre. Il a présenté son travail, entre autres, au Cinéma de L’Alhambra et La Friche Belle de Mai à Marseille, à la DRAC Rhônes Alpes, au festival Empreintes Numériques à Toulouse ainsi qu’à l’étranger (Espagne, Suède). À travers son travail d’artiste, il s’intéresse aussi à l’évolution des industries créatives et culturelles (ICC) et réfléchit à la façon dont les œuvres artistiques peuvent s’inscrire dans un espace de représentation adapté à une économie durable. Avec l’artiste Javiera Tejerina-Risso, il dirige Flux(o), un laboratoire interdisciplinaire de création qui réunit des artistes, programmeurs, scientifiques autour de l’expérimentation et la mise en œuvre d’expériences impliquant les arts, les nouveaux médias et la recherche scientifique. Il est actuellement artiste associé à ZINC et participe au programme de recherche DiiP d’EnsadLab, devenu Reflective Interaction.

Sites internet :
www.discrepances.com
www.fluxo.fr

Dominique Peysson

Dominique Peysson vit et travaille à Paris. Elle est plasticienne, après avoir été scientifique. Elle a débuté sa carrière professionnelle comme maître de conférences en physique pendant trois ans, après avoir fait un post-doc à l’université de Cambridge (Angleterre) et une thèse à l’ESPCI. Elle a travaillé sur les propriétés de matériaux polymères possédant un caractère cristal liquide. Elle est ensuite devenue illustratrice autodidacte et a publié de nombreuses illustrations dans des journaux ou des livres, et créé ou illustré une douzaine de livres pour enfants. Elle a ensuite renoué avec la formation universitaire et a suivi le cursus L3, M1, M2 à Paris 8 (Saint Denis) en art contemporain et nouveaux média (mention Très Bien). Elle a actuellement une pratique de plasticienne et vient d’intégrer le programme DRii d’EnsadLab (programme de recherche aujourd’hui devenu le Groupe Reflective Interaction) à l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs, au sein duquel elle a pour objectif de faire le lien entre les laboratoires de physique et la recherche en art contemporain. Elle a commencé en octobre 2011 une thèse de doctorat à Paris 1 Sorbonne dirigée par Olga Kisseleva : « Expérience esthétique, expérience physique : les nouveaux matériaux à l’épreuve de l’interactivité ». Elle enseigne depuis 2012 à l’École Nationale des Ponts et Chaussées (ENPC) avec l’équipe enseignante du cours « Arts, sciences, Technologies, Société : Pratiques de Médiation Scientifique ». Elle a organisé des évènements Art/Sciences. Elle donne des cours d’arts plastiques à des enfants et des adultes dans les centres culturels de Rueil-Malmaison depuis 2005.

Site internet : dominiquepeysson.net

Bertrand Sandrez

Graphiste formé à l’École Supérieure d’Art des Pyrénées de Pau (DNAP option Design Graphique et Multimédia ainsi qu’un DNSEP option Design Graphique et Multimédia), Bertrand Sandrez rejoint EnsadLab, le laboratoire de recherche de l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris, en 2011 pour suivre un post-diplôme d’une durée de trois ans. Au sein du pôle Écrans Mobiles et Récits Interactifs porté par Jean-Louis Boissier et Dominique Cunin, puis du pôle Reflective Interaction soutenu par Samuel Bianchini, il concentre son travail à la création de nouvelles formes de récit en s’appuyant sur la conscience de mobilité des écrans mobiles. Il se concentre aujourd’hui sur son travail de graphiste tout en continuant sa recherche au sein d’ateliers dans des collèges ou lycées notamment avec la Fondation 93 de Montreuil.

Alexandre Saunier

Alexandre Saunier vit et travaille à Paris. Après des études d’ingénieur du son à l’ENS Louis Lumière, il rejoint EnsadLab en 2012, d’abord dans le programme EMeRI, puis dans DiiP, devenu Reflective Interaction, en 2013. Disposant d’une formation couvrant les différents domaines de l’ingénierie sonore et des dispositifs interactifs, son travail se situe le domaine du « physical computing ». Il est notamment technicien au Artlab de Digitalarti et travail régulièrement en tant qu’ingénieur pour des artistes contemporains comme Zimoun ou Antonin Fourneau. Il associe dans son travail systèmes physiques et informatiques afin de questionner notre perception des machines et d’y chercher un lien sensible avec les processus les plus abstraits.

Site internet : www.alexandresaunier.com

Marcos Serrano

Né à Madrid, Marcos Serrano vit et travaille à Paris. Docteur en Interaction Homme-Machine et designer d’interaction, Marcos s’intéresse depuis longtemps à la frontière entre science, art et design. Après une formation en informatique à l’Université Polytechnique de Madrid (UPM) et à l’École Nationale Supérieure d’Informatique de Grenoble (ENSIMAG), Marcos s’oriente vers l’interaction homme-machine, domaine pluridisciplinaire qui lui permet de porter un autre regard sur le monde numérique. Il intègre alors l’équipe de recherche IIHM du Laboratoire d’Informatique de Grenoble, où il réalise son doctorat et participe à divers projets de recherche. Entre autres, Marcos est responsable d’un groupe de travail (workpackage) au sein du projet de recherche européen OpenInterface, dédié à l’interaction multimodale. Ses travaux de thèse en Interaction Homme-Machine portent sur les méthodes conceptuelles et logicielles pour prototyper des interfaces multimodales, des interfaces mettant en jeu plusieurs modalités d’interaction, telles que la parole, le geste ou le toucher. Il intègre en 2008 le programme DRii du Cycle supérieur de recherche & création (programme de recherche aujourd’hui devenu le Groupe Reflective Interaction) de l’École nationale supérieure des arts décoratifs (EnsadLab) afin de poursuivre ses recherches sur la conception de dispositifs interactifs.

Site internet : www.marcanudo.com

Paul Souviron

Paul Souviron est né en 1979 à Oloron St-Marie. Après plusieurs années passées dans le domaine de l’électrotechnique, il intègre les Arts Décoratifs de Strasbourg en 2003 et sera diplômé d’un DNAP avec félicitations du jury en 2006. Il passe sa quatrième année à l’UQÀM de Montréal où il intègre l’atelier de robotique, système actif. Il obtient son DNSEP aux Arts Décoratifs de Strasbourg en 2008. En Septembre 2008 il participe à une résidence à la Laiterie de Strasbourg pour la construction et la production d’une installation sonore active Assault v2.0 présentée pendant le festival Osophère 2008. En 2008-2009, il est étudiant-chercheur du Cycle de Recherche, Création et Innovation de l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs (EnsadLab).

Site internet : paulsouviron.net

Benoît Verjat

Benoît Verjat est graphiste et designer interactif. Diplômé de l’École supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg, il allie aujourd’hui, dans le champ des nouveaux médias, une réelle expertise professionnelle et un engagement prospectif relevant de la recherche. Depuis plus de cinq ans, il conçoit et réalise de nombreux projets multimédias dans le champ culturel (la Gaîté lyrique, le cneai=, le cnap, le centre d’art de la Villa Arson, Joris Mathieu) à titre personnel ou pour le compte de divers ateliers (Atelier Pierre di Sciullo, studio géneral toffe). Fort de l’ouverture que lui a permis cet investissement professionnel, mais désireux d’interroger plus en profondeur les moyens, les méthodes et les formes, Benoît s’est également engagé depuis quelques années dans des recherches qu’il met à l’épreuve dans plusieurs cadres. À ce titre, il intègre le programme DiiP d’EnsadLab (programme de recherche aujourd’hui devenu le Groupe Reflective Interaction) pour se confronter à des dispositifs interactifs avancés et en particulier à la captation gestuelle dans son rapport à l’image et à la représentation de données. Souhaitant partager cette approche aussi bien pratique que réflexive il intervient auprès de l’École nationale supérieure d’art de Nancy afin de soumettre de nouvelles logiques de production graphique et d’initier des projets mettant en pratique les nouveaux états visuels qu’elle génère. Dans cette même dynamique, il a intégré l’équipe fondatrice de l’école pointvue qui, avec des formes légères, initie à la production et l’édition audiovisuelle en réseau. Conjointement au développement et partage de ses recherches, Benoît a rejoint en 2011 le collectif de designers interactifs g-u-i qui conjugue travail de commande et recherche.

Site internet : benoit.verjat.com

Hsinli Wang

Hsinli Wang est une artiste taïwainaise qui vit et travaille à Paris. Diplômée de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, elle utilise des média variés tels que la vidéo, la photo et l’installation. Durant une résidence d’artiste à La Villa Arson (Nice) lors de l’hivers 2010-2011, Hsinli réalise un ensemble de travaux conçus et exposés selon un processus narratif provenant de son expérience sur place. Après avoir utilisé le potentiel figuratif de certains matériaux, comme la buée, elle rejoint en 2011 le programme DiiP d’EnsadLab (programme de recherche aujourd’hui devenu le Groupe Reflective Interaction) pour expérimenter davantage ces matériaux et leurs capacités narratives ou interactives. Depuis 2010, elle a également entrepris de mieux faire connaître la création artistique européenne dans son pays d’origine en publiant régulièrement des articles dans des revues d’art contemporain taiwanaises et en envisageant dans un avenir proche de présenter plus concrètement des recherches et des créations européennes à Taïwan.

Site internet : www.hsinliwang.com

Hernan Zambrano

Artiste diplômé de l’École des Beaux-Arts de Cali (Colombie), Hernan Zambrano obtient en 2011, son DNSEP (Master 2) à l’École Nationale Supérieure d’Arts de Bourges. Pendant ces deux années, il est influencé par le travail des artistes cinétiques des années 1960, ainsi que par le croisement entre l’art et les sciences et crée ses premières installations interactives. A travers ce moyen, il explore des phénomènes physiques et optiques et donne au spectateur la possibilité d’interagir avec l’ensemble de ses pièces. Entre 2011 et 2013, il poursuit sa formation à Bourges dans le Centre d’Étude au Partenariat et l’Intervention Artistique (CÉPIA), ainsi qu’au Conservatoire en Musique Electroacoustique et Art Sonore. En 2012, il dirige une intervention artistique avec et pour de jeunes autistes au Foyer d’Accueil Médical Le Châtaignier. Cette expérience a marqué pour lui un point de départ pour explorer des nouvelles méthodes par lesquelles nous pourrions transformer la façon dont nous percevons le monde tout en essayant d’améliorer notre compréhension de ce qui est « réel » et de ce qui se cache derrière nos sens. A partir de 2013, il intègre l’EnsAD au sein du programme de recherche SAIL (science et arts des interactions lumière-matière-couleur) d’EnsadLab. Pendant ses deux dernières années de recherche, il explore les propriétés de la lumière, la perception sensorielle et les aspects psychométriques de la couleur. Il expérimente avec des matériaux tels que le verre, les pigments, les filtres, les gélatines, les sources de lumière et différentes sortes de matériaux réfléchissants. Il travaille aussi en collaboration avec des artistes, des designers, des scientifiques et des artisans d’art pour des projets de création collective mais aussi dans son projet de recherche intitulé « Sculpter la Lumière ». En septembre 2015, il intègre le groupe de recherche Reflective Interaction d’EnsadLab, axe Lumière Interactive. Il travaille également en collaboration avec l’artiste sonore Daiana Romero, depuis 2014. Leur projet s’appuie sur la composition de sons captés lors de rencontres avec des populations indigènes au cœur de la forêt amazonienne, qu’ils retranscrivent ensuite dans des espaces sonores et visuels à l’aide de dispositifs immersifs en son et en lumière.

Site internet : www.hernanzambrano.com