Surexposition

Samuel Bianchini (dir.)
Œuvre interactive pour l’espace public, en installation et pour smartphones


Surexposition (v.2), 2016

Un projet Orange / EnsadLab (laboratoire de l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs, PSL Research University)

Œuvre conçue et réalisée sous la direction de Samuel Bianchini (EnsadLab) en collaboration avec Dominique Cunin (EnsadLab), Catherine Ramus (Orange Labs) et Marc Brice (Orange Labs), dans le cadre d’un partenariat de recherche avec Orange, et Roland Cahen pour le design sonore.

Responsables du partenariat « Orange / EnsadLab » : Armelle Pasco, directrice des partenariats culturels et institutionnels, Orange et Emmanuel Mahé, directeur de la Recherche de l’EnsAD

Chef de projet (Orange) : Abla Benmiloud-Faucher

Les recherches et développements pour cette œuvre sont menés en lien avec le projet de recherche Cosima (« Collaborative Situated Media »), coordonné par l’Ircam et soutenu par l’Agence nationale de la recherche (ANR) et participent au développement de Mobilizing.js (www.mobilizing-js.net), environnement de programmation pour les écrans mobiles, élaboré à EnsadLab, à destination des artistes et des designers.

Cette version de Surexposition a bénéficié du partenariat d’idscènes et de l’Ircam dans le cadre du projet Cosima.

Développements informatiques (EnsadLab) : Dominique Cunin, Oussama Mubarak, Jonathan Tanant
Design graphique : Alexandre Dechosal (EnsadLab)
Design sonore : Roland Cahen
Développement du moteur sonore : Norbert Schnell (Ircam)
Échantillons vocaux enregistrés par les choristes de Jazzalam
Lumière, mapping vidéo et réalisation de la structure de l’installation : idscènes
Sources des données du réseau mobile : Orange Flux Vision
Traitement des données du réseau mobile : Cezary Ziemlicki (Orange)
Développement du serveur de SMS : Orange Applications for Business
Assistanat technique : Alexandre Saunier (EnsadLab)
Assistanat de production : Élodie Tincq
Production déléguée : Orange
Production exécutive : EnsadLab

Surexposition (version 2) est une expérience artistique collective à l’échelle de la ville, une œuvre interactive associant une installation et une application pour smartphones. Au milieu de l’espace urbain, un grand monolithe noir produit un intense faisceau de lumière blanche dans le ciel. Visible de toute la ville, ce faisceau s’éteint, puis se rallume, il pulse suivant une logique dont on peut ressentir la rigueur, la volonté de communiquer, même si on ne comprend pas immédiatement les signaux ainsi produits. Sur une face du monolithe, des points ou tirets blancs défilent, de bas en haut, imprimant leur rythme au dispositif : à chaque fois qu’ils atteignent le haut du monolithe, la lumière se déclenche, comme si ces signes se vidaient dans la lumière. À une toute autre échelle, on retrouve ces mêmes signes défilant sur l’écran des smartphones du public en interaction avec l’œuvre, en rythme, émettant eux-aussi de la lumière à partir de leur flash. Revenant à l’essence même du morse, celui-ci est également transformé en composition sonore diffusée elle-aussi par l’installation autant que par les smartphones du public. Ce sont des messages qui sont ainsi émis, en morse, adressés par tous, à tous et au ciel et que l’on peut lire grâce au sur-titrage accompagnant ces signes. Chacun, à partir de son smartphone, peut en effet envoyer son message pour exposer ce qu’il pense et tenter de s’exposer ainsi, pour quelques instants, aux yeux de tous, d’une communauté partageant le même temps, le même rythme. C’est une communauté encore plus large dont on peut également prendre le pouls, à l’échelle de la ville, en temps réel, via une cartographie de l’usage du réseau de téléphones mobiles en temps réel, visualisable sur smartphones comme autour du monolihe, projetée au sol tel un tapis de données.

Du dispositif individuel (smartphone) à l’échelle de la main, au dispositif partagé à l’échelle de la ville, une communauté momentanée peut ainsi se former et se transformer, partageant un même espace, un même temps, un même rythme, de mêmes données, au gré d’une communication dont la capacité à rassembler par l’expérience sensible l’emporte sur le sens même de ses messages autant que sur leur adresse qui se perd dans le ciel.


Surexposition (version 2)
Palais de Tokyo, Paris, février 2016
Photographies : © Samuel Bianchini – EnsadLab


Surexposition (version 2), 2016
Palais de Tokyo, Paris, février 2016
Vidéo – 2mn 25s – Haut débit recommandé
Images et montage : Juliette Angotti et Nils Maisonneuve


Surexposition (v.1), 2014

Un projet Orange / EnsadLab conçu et réalisé sous la direction de Samuel Bianchini, en collaboration avec Dominique Cunin (EnsadLab), Catherine Ramus (Orange Labs / Sense) et Marc Brice (Orange Labs / Openserv), dans le cadre d’un partenariat de recherche avec Orange Labs

Responsables du partenariat « Orange / EnsadLab » : Armelle Pasco, directrice des partenariats culturels et institutionnels, Orange et Emmanuel Mahé, directeur de la Recherche de l’EnsAD

Chef de projet (Orange) : Abla Benmiloud-Faucher

Les recherches et développements pour cette œuvre sont menés en lien avec le projet de recherche Cosima (« Collaborative Situated Media »), soutenu par l’Agence nationale de la recherche (ANR) et participent au développement de Mobilizing.js, environnement de programmation pour les écrans mobiles, élaboré par EnsadLab, à destination des artistes et des designers : www.mobilizing-js.net.

Développements informatiques (EnsadLab) : Dominique Cunin, Oussama Mubarak, Jonathan Tanant et Sylvie Tissot
Fourniture des données du réseau mobile : Orange Fluxvision
Traitement des données du réseau mobile : Cezary Ziemlicki et Zbigniew Smoreda (Orange)
Développement du serveur de SMS : Orange Applications for Business
Design graphique : Alexandre Dechosal (EnsadLab)
Installation in situ (collaboration artistique et ingénierie) : Alexandre Saunier (EnsadLab)
Lumière et réalisation de la structure de l’installation : Sky Light
Coordination déploiement réseau wifi : Christophe Such (Orange)
Communication : Nadine Castellani, Karine Duckit, Claudia Mangel (Orange), Nathalie Foucher-Battais (EnsAD)
Médiation : Nadjah Djadli (Orange)
Image de prévisualisation : Christophe Pornay
Assistante de production : Élodie Tincq
Modération des messages : Élodie Tincq, Marion Flament, Charlotte Gautier
Production déléguée : Orange
Production exécutive : EnsadLab

Surexposition (v.1) est une œuvre interactive associant une installation et une application pour smartphones. Sur une place, au milieu de l’espace urbain, un grand monolithe noir produit un intense faisceau de lumière blanche dans le ciel. Visible de toute la ville, ce faisceau s’éteint, puis se rallume, il pulse suivant une logique dont on peut ressentir la rigueur, la volonté de communiquer, même si on ne comprend pas immédiatement les signaux ainsi produits. Sur une face du monolithe, des points ou tirets blancs défilent, de bas en haut, imprimant leur rythme au dispositif : à chaque fois qu’ils atteignent le haut du monolithe, la lumière se déclenche, comme si ces signes se vidaient dans la lumière. À une toute autre échelle, on retrouve ces mêmes signes défilant sur l’écran des smartphones du public en interaction avec l’œuvre, en rythme. Cette fois, c’est le flash de ces smartphones qui peut émettre de la lumière selon ce langage codé. Car ce sont bien des messages qui sont ainsi diffusés, en morse, adressés par tous, à tous et au ciel et que l’on peut lire grâce au sur-titrage accompagnant ces signes. Chacun, à partir de son smartphone, peut en effet envoyer son message pour exposer ce qu’il pense et tenter de s’exposer ainsi, pour quelques instants, aux yeux de tous, d’une communauté partageant le même temps, le même rythme. C’est une communauté encore plus large dont on peut également prendre le pouls, à l’échelle de la ville, en temps réel, via une cartographie de l’usage du réseau de téléphones mobiles, visualisable sur un côté du monolithe comme sur smartphones.

Du dispositif individuel (smartphone) à l’échelle de la main, au dispositif partagé à l’échelle de la ville, une communauté momentanée peut ainsi se former et se transformer, partageant un même espace, un même temps, un même rythme, de mêmes données, au gré d’une communication dont la capacité à rassembler par l’expérience sensible l’emporte sur le sens même de ses messages autant que sur leur adresse qui se perd dans le ciel.


Surexposition (version 1)
Lyon, décembre 2014
Photographies : © Samuel Bianchini – ADAGP


Surexposition (version 1), Samuel Bianchini, 2014

Lyon, décembre 2014

Vidéo – 2mn 34s – Haut débit recommandé

Images et montage : Juliette Angotti et Quiyin Zhang