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reflective interaction

Tag: Verjat

La création en actes, enquête autour d’une exposition de Pierre di Sciullo.


Francesca Cozzolino (dir.)
éd. Art Book Magazine , collection liteʁal, Paris, 2020 dirigée par Lucile Haute


Chemin de fer,
lecture sur iPad avec LISA

La création en actes. Enquête autour d’une exposition de Pierre di Sciullo est un ouvrage collectif dirigé par Francesca Cozzolino, publié et distribué sous forme numérique et interactive au format ePub par l’éditeur français Art Book Magazine dans la collection liteʁal dirigée par Lucile Haute. L’ouvrage et la collection sont conçus au sein d’ EnsadLab, le Laboratoire de recherche en art et en design de l’École des Arts Décoratifs, Paris.

Comment proposer des agencements visuels  et sonores ainsi que des modalités interactives  permettant une narration qui témoigne de la création en train de se faire ? Il s’agit dans cet ouvrage de rendre compte du projet artistique  en tant que résultat d’interactions complexes  entre des personnes, matériaux, techniques  et pratiques et de restituer aussi bien la conception que la réalisation de l’exposition.

Cette publication hybride fait suite à l’exposition « Typoéticatrac. Les mots pour le faire » du graphiste Pierre di Sciullo qui a eu lieu, sous le commissariat de Francesca Cozzolino, au Bel Ordinaire à Pau au printemps 2017. Dans l’exposition, les visiteurs étaient invités  à compléter une phrase, deviner une écriture secrète ou activer des machines sonores. Cet ouvrage vise à reproduire la manipulation  des oeuvres au moyen d’une remédiation des principes des pièces originales. Des gestes  interactifs proposeront au lecteur du livre numérique une expérience sensible proche de l’émerveillement ou de la surprise.  Outre le changement d’échelle et de format, il  s’agit de tirer parti des possibilités interactives  des supports et écritures multimédias pour  proposer de nouveaux modes d’analyse et de  restitution de la création en design graphique.

L’ouvrage est conçu en trois parties : une approche  matérielle et processuelle du projet de création tout au long de son élaboration;  les recherches de Pierre di Sciullo sur la relation  entre le son et le signe typographique sont  au coeur de la deuxième partie; une analyse ancrée dans l’anthropologie de l’art et des techniques et ainsi que des portraits interactifs des « machines sonores » constituent la dernière  partie.

Cette publication repose sur une articulation  inédite entre design et sciences humaines et  sociales et sur une réflexion sur les nouvelles  formes de publication pour décrire la création.


Auteurs et autrices :
Francesca Cozzolino
Arnaud Dubois
Julien Gineste
Lucile Encrevé

Photographies et vidéo : Hortense Soichet
Conception interactive et graphique : Benoît Verjat et Quentin Juhel
Développement : Sylvie Tissot

Cet ouvrage numérique a bénéficié du soutien de :
– l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs, Paris, établissement partenaire de l’Université PSL ;
– l’Iris Création Cognition Société de l’Université PSL;
– l’École Universitaire de Recherche ArTeC;
– le Laboratoire d’excellence « Arts et médiations humaines »(Arts-H2H);
– la Chaire arts & sciences de l’École polytechnique, de l’École des Arts Décoratifs de Paris et de la Fondation Daniel et Nina Carasso;
– le Bel Ordinaire, espace d’art contemporain de la Communauté d’agglomération Pau Béarn Pyrénées.


ePub enrichi. 26 pages interactives.
Langue : français.
ISBN : 9782821601505

Voir des Choses Bouger

Benoît Verjat (2014)

Modification d’une situation par l’action d’objets animés, pour l’observation de leurs comportements.

Dans Voir des Choses Bouger, il est possible de voir des vers, aussi bien que des saucisses articulées ou des bijoux automates. Le point de départ est pourtant beaucoup moins figuratif. On pose un contexte, puis on lance l’expérience. On observe le comportement de ces choses à peine articulées. C’est une expérience de recherche hors du laboratoire, déplacée sur une scène, ouverte aux interprétations. Le mouvement propre de ces objets est insuffisant pour leur déplacement mais par leur surface hermaphrodite, ils ont une faculté d’interaction et de réaction à leur contexte, la scène, le public. Les choses animées deviennent des improvisateurs en constante interaction avec la situation. Le comportement de base est donc stupide. Il ne signifie rien en soi. Il est ontologiquement neutre. Seule l’activation, la performance dans un temps et un environnement donné permettra d’en dégager sa poésie.



Crédits

• Collaboration : Nicolas Couturier & Julien Gargot
• Participation : Didier Bouchon, Sophie Fougeray, Mario Simon, Giuseppe Chico, Éric Yvelin, Angeline Ostinelli, Bachir Soussi-Chiadmi, Caroline Martins et Cyril Makhoul.

Ce projet a été developpé avec le MisB Kit avec le soutien du Labex Arts-H2H et de la Fondation Bettencourt Schueller.

Free Idea

Benoît Verjat (2014)


On m’a offert des feutres à l’eau. Depuis février 2013, j’ai dessiné mes idées et pris mes notes en couleurs sur plus de 3500 feuilles A4 volantes. Devant la difficulté à parcourir cette grande quantité de papier, j’ai suivi le conseil d’un « Paperless Lifestyle Ambassador » : j’ai acheté un scanner portatif qui transfère en temps réel et sans fil les dessins numérisés dans l’ordinateur. Après avoir mis au point un système classement, je pouvais retrouver un dessin numérisé facilement, mais le besoin de le faire se présentait en fait rarement. Je me suis demandé que faire de ces schémas et j’ai voulu tenter de créer de nouvelles idées à partir de ces vieux dessins.

À l’aide d’un programme bricolé qui manipule le curseur de la souris dans un logiciel de retouche d’image, il a été possible, en lui faisant observer le blanc de la page, de séparer les parties d’un dessin. L’ordinateur mis deux semaines complètes à transformer les 3500 dessins en plus de 100 000 morceaux… Dans Free Idea, l’utilisateur délimite une zone à l’écran qui sera automatiquement remplie par un morceau à la bonne taille. Dans le cas où plusieurs candidats peuvent remplir l’espace, le morceau est tiré au sort. Les morceaux de dessins peuvent être déplacés et recomposés, mais gardent leur échelle d’origine. Utilisé dans des contextes de conférence/performance pour illustrer où improviser un discours à partir des dessins, Free Idea joue de la distance entre le propos et la représentation pour générer des idées inattendues.



Crédits

Free idea a été developpé avec le soutien de ICCA.

La création en actes, enquête autour d’une exposition de Pierre di Sciullo.
Voir des Choses Bouger
Free Idea