Benoît Renaudin

Designer, musicien, performer, scénographe, Benoît Renaudin s’épanouit dans de nombreux projets. Il vit à Genève et Paris. Il privilégie les projets interdisciplinaires, imagine et conçoit des objets interactifs et performatifs en design, au théâtre et en art sonore.

Après avoir été diplômé en journalisme à l’IJBA (Bordeaux/France) et travaillé pendant plusieurs années dans la presse culturelle, il reprend ses études à la HEAD – Genève et obtient son diplôme du master Media Design en 2017.

Chercheur associé à la HEAD – Genève de 2018 à 2023 il mène plusieurs recherches sur la question des objets performatifs, des jeux de carte et des enjeux émotionnels liés aux changements climatiques.

Il commence en 2024 une thèse de recherche-création par le design au sein du laboratoire SACRe (ENS – PSL). Il est aujourd’hui rattaché au groupe Reflective interaction à l’ENSADlab et à l’Institut de Recherche en Art et en Design de la HEAD – Genève. Son travail de doctorat, situé, investigue le rapport du designer sur le terrain face à l’artificialité de nos paysages fluviaux par la fabrication de dispositifs sonores interactifs et critiques : les portes-voix du Boiron, un cours d’eau du bassin lémanique.

Musicien expérimental et designer d’instruments, il mène ses projets personnels comme l’installation sonore Flûtes ! composée de 100 flûtes à becs (Archipel, Klang Moor Shopfe, Ensemble Vortex, la performance-conférence J’Irai construire une cabane aux confins de l’espace (Fête du Théâtre à Genève) encore l’installation sonore Murmures (Milan Salone di Mobile 2017, Design days Genève 2017, Art@GIF 2017 à l’ONU), le jeu sonore Prométhée (White night Moscow 2016, Ludicious 2017, Tous Ecrans 2016) et la chasse au trésor interactive Août (1er août 2018 au Parc Lagrange à Genève).

Il travaille également en duo avec la metteure en scène Isis Fahmy et co-conçoit en 2026 Futur[s] une performance en réalité mixte (Malraux – scène nationale de Chambery, Meyrin et D-caf 2026). En 2023, il co-signe Lavinia (Performance – Motion Capture), une pièce de théâtre inspirée du roman d’Ursula K. Le Guin sous la forme d’une performance avec motion capture (Grange de Dorigny – Biennale art / science septembre 2023, GIFF 2023, Théâtre Hexagone – Meilhan – Scène Nationale Art Science – saison 2023-24). Iels ont également créé le projet Des Place[s], en lien avec le livre de George Perec Tentative d’Epuisement d’un lieu parisien sous la forme d’une performance collective sur place publique et avec un programme de réalité augmentée (Comédie de Genève, GIFF 2021, Digidays Chur, Forum des Halles – Paris, Théâtre Forum-Meyrin, Experimenta Biennale Grenoble). En 2016 et 2017, il signe la performance HORDE avec la Compagnie IF et conçoit les instruments de la performance (Festival de la Cité 2017, Lieu Unique à Nantes 2018).

Depuis 2015, il collabore aussi en Suisse avec des metteurs en scène, des musiciens, des compositeurs ou d’autres designers : Ensemble Vortex, Ensemble Contrechamps, Fanfare du Loup, Collectif Ouinch Ouinch, Collectif Thérèse, Transmii Studio, Kevin Juillerat, Julien Mégroz, Chloë Lombard, Cie Too Hot too hoot, Jean-Louis Johannides, Transmii Studio…

Plus d’infos Benoitrenaudin.com

Romain Blanc-Tailleur

Romain Blanc-Tailleur est réalisateur de films d’animation, enseignant en cinéma d’animation à l’ENSAD, et musicien.

Doctorant SACRe depuis 2025 au sein d’EnsadLab, son domaine de recherche porte sur l’étude du cinéma d’animation et des signes animés comme outils de composition et d’interaction musicale et scénique.

Son travail d’animation se caractérise par une pratique directe et vivante, alliant écriture originale, exploration du geste et de la matière, hybridation de techniques traditionnelles et numériques.

Il a travaillé comme auteur et réalisateur de courts métrages (Glong, Mars …), de séries d’animation ( Zooz, série jeunesse de science fiction autour de la biologie, L’amour à ses réseaux, série en deux saisons sur les rencontres à l’ère du numérique – co-réalisée avec Cécile Rousset pour Arte, La Lune et nous ou encore Culture physique…). Parallèlement, il réalise de nombreuses séquences animées pour des films documentaires, des fresques immersives et des films d’exposition pour des institutions prestigieuses comme la BNF, la Cité des sciences, le Musée de la BD à Angoulême ou encore le Musée de Troyes…

Il collabore régulièrement comme co-auteur, réalisateur d’animations pour la scène ou compositeur avec diverses compagnies de spectacle vivant, dont Boustrophedon, Acétes, La Ménagerie ou Komplexkapharnaum. Il est aussi auteur de Podcast audio (Le jardin du dedans) .

En tant que compositeur et musicien, il mêle sonorités instrumentales et production électronique ou électroacoustique. Multi-instrumentiste, il intervient aussi bien en solo qu’avec des ensembles extérieurs. Il a réalisé des compositions originales pour des séries et courts métrages, des installations et du spectacle vivant et est représenté depuis 2020 par l’éditeur Cristal Publishing. ​​Depuis 2018 il pratique l’improvisation dirigée par du cinéma d’animation, sous forme de performance (Bains numériques, festival Across…) ou de workshops en conservatoires. Cette pratique est le point de départ de son travail de recherche-création au sein du groupe Réflexive Interactions.

Olivier BIENZ

À l’école des beaux-arts de Lyon, Olivier développe une pratique hybride entre la construction de machines performatives, la programmation et la bidouille électronique. Après avoir participé à la création du Labo-NRV, il crée en 2019 le Laboratoire d’artisanat numériques (lan) à l’école des Arts Décoratifs Paris-PSL et coordonne le méridien des cultures et pratiques numériques. Sa pratique personnelle évolue et il continue de travailler principalement en collaboration avec d’autres artistes à la production d’outils et de machines.

Maude Guirault

Maude Guirault est designeure, étudiante-chercheuse et résidente des Ateliers Vauban –ateliers d’artistes de la Ville de Besançon–. Diplômée d’un DNSEP à l’ESAD du Mans en 2021, puis d’un second diplôme grade master à l’École des Arts Décoratifs de Paris en 2023, elle développe une pratique de design computationnel, textile et matière, à la fois poétique et transdisciplinaire, qui articule savoir-faire traditionnels, robotique et protocoles scientifiques. Elle explore les zones de porosité existantes ou potentielles entre ces domaines en associant propriétés esthétiques, mécaniques et symboliques des matériaux et des formes.

Maude a enseigné plusieurs années à l’ESAD du Mans, avant d’occuper, durant près de deux ans, un poste d’ingénieure et de manageuse d’une plateforme technologique spécialisée en robotique au sein de l’Institut Femto-ST, institut de recherche spécialisé en micro-robotique.

Elle a été invitée à présenter son travail dans plusieurs cadres artistiques et/ou de recherche : Journées d’étude En Souplesse (Paris, 2025), Centre Culturel Canadien (2025), Journée de l’IA dans les métiers d’art et du design (2025), Galerie Vauban, Hôpital de la Pitié-Salpêtrière (2025), 10ᵉ École technologique du réseau des mécaniciens du CNRS (2025), Jeudis de la Recherche (2025), Ecole d’été – robotique souple (2024), Designers’ Days (2024), Hangar Y (2023), Journées européennes du patrimoine (2023), Paris Design Week (2023), Biennale du design de Londres (2023). Par ailleurs, Maude a collaboré à la conception et à la réalisation d’œuvres d’autres artistes tels que Intimations of Shanshui, œuvre de Vivian Wang commandée puis exposée par le M+ Museum de Hong Kong, et RÉESPIRATION, installation artistique de Samuel Bianchini, commanditée par des chercheur.e.s de l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière, coordination : Société des Nouveaux Commanditaires, médiation : association 3CA.

Depuis février 2026, elle développe un doctorat CIFRE, basé sur la pratique, en design, et qui associe EnsadLab, le laboratoire de Physique et Mécanique des Milieux Hétérogènes de l’ESPCI et l’Atelier Montex. Elle est rattachée aux groupes Reflective Interaction et Soft Matters d’EnsadLab ainsi qu’à l’équipe Mécawet du PMMH. Ce projet de recherche basée sur la pratique vise à concevoir et expérimenter, en premier lieu, des habillages brodés et sur-mesure pour des objets déformables faisant partie du domaine nommé à l’international « soft robotics ».

Camille Dauhut

Camille Dauhut est designer et chercheuse. Après des études de design produit en France, elle obtient un Bachelor (2013) et un Master (2015) en design industriel à l’École de Design Nantes Atlantique. Sa pratique porte sur la conception d’objets hybrides, pour questionner ou déplacer le regard sur des problématiques qui mêlent nouvelles technologies, préoccupations sociétales et environnementales.

Elle mène actuellement un doctorat SACRe au sein de EnsadLab, dans le groupe Reflective Interaction, pour Orange Research. Ses recherches portent sur la conception d’objets manipulables permettant d’aborder les enjeux de cryptographie et de cybersécurité à l’ère des technologies quantiques. Sa thèse est dirigée par M. Emmanuel Mahé (Dr, HDR) et codirigée par M. Samuel Bianchini (Dr, HDR), avec un co-encadrement de Mme. Dominique Deuff (Dr) au sein du centre d’expertise SENSE.

En parallèle, Camille est impliquée au sein du collectif artistique DataGaga, une approche pluridisciplinaire qui nourrit sa pratique de recherche. 

Arthur Enguehard


Arthur Enguehard est originaire de Nantes, vit et travaille à Paris. Il a suivi des études en sciences de la planète au Département de géosciences de l’École normale supérieure – PSL (ENS) et à Sorbonnes Université. En parallèle de son parcours académique il s’engage comme animateur et éducateur auprès de publics spécialisés en métropole et en Guyane. Il cofonde en 2019 l’association « PePaSon : Pédagogies des Paysages Sonores » encourageant le développement d’un réseau francophone de partage de pratiques autour des balades sonores et formes de médiation de l’écoute. Il développe actuellement une thèse au sein du programme doctoral SACRe de l’Université PSL, au sein du groupe de recherche Reflective Interaction d’EnsadLab et du Département de géosciences de l’ENS, thèse intitulée : « Écouter la (T)erre : Hybridations arts sonores – géosciences, dispositifs de connaissance et sensibilisation à l’environnement ».

Site Web : http://pepason.fr

Guillemette Legrand


Guillemette Legrand utilise la pratique de la machine-fiction pour explorer l'(im)matérialité des technologies de l’information et leur capacité à former des contextes permettant la naturalisation de spécifiques systèmes de croyance. Son travail peut être décrit comme une mobilisation artistique de la connaissance algorithmique et de son infrastructure, où l’objectif est de réimaginer leurs potentialités et leurs frictions en favorisant des environnements incarnés et situés (à la fois physiques et virtuels) pour s’engager avec un public. 

Le travail prend souvent la forme d’installations multimédias, d’environnements de jeu, et de présentations expérimentales, qui ont été exposées au V&A (Londres, Royaume-Uni), au V2_ Lab for the Unstable Media (Rotterdam, NL), à la 4e Biennale d’Istanbul (Istanbul, TR), au LUMA (Arles, FR), au Design Museum (Londres, Royaume-Uni), parmi d’autres lieux internationaux.

En 2020, Guillemette a lancé un projet de recherche transdisciplinaire, Spectral Plain, qui vise à réajuster la relation entre la connaissance scientifique et la modélisation de la Terre dans la production d’imaginaire du monde. 

Guillemette est à présent doctorante à SACRe-PSL au sein du groupe Reflective Interaction d’EnsadLab. Son projet doctoral Climate Cosmograms examine la dimension cosmologique des images climatiques, en questionnant comment elles deviennent plus que des représentations scientifiques qui dépeignent également des imaginaires politiques et socioculturels de la Terre. Le projet étudie les littératies visuelles des systèmes technologiques et de design par le biais d’un examen critique des pratiques de l’imagerie climatique, afin de proposer d’autres formes possibles de visualité et d’imaginaire du climat. Cette recherche basée sur la pratique part de la proposition que les images climatiques actuelles ne sont pas des représentations neutres mais agissent comme des proxys visuels d’un système de modélisation complexe, autonome et spéculatif qui arbitre, hiérarchise et politise les données climatiques. Les images climatiques utilisées dans les rapports du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) sont produites pour informer la gouvernance climatique, qui, selon le projet, construit des imaginaires qui redéfinissent la relation politique et socioculturelle des humains à la Terre. En examinant cette redéfinition, ce projet propose d’étudier le rôle tacite du design et de son automatisation par l’IA en examinant trois réalités de la Terre qui coexistent dans l’imagerie du climat : la détection et captation  du substrat biochimique et géophysique de la Terre, sa modélisation computationelle et, enfin, la visualisation de ces données. Cette recherche pose la question suivante : quelles sont les pratiques visuelles des images climatiques ? Comment construisent-elles et diffusent-elles des imaginaires cosmologiques ? Et comment les pratiques créatives peuvent-elles aider à mobiliser de manière critique les opérations actuelles d’imagerie climatique pour proposer d’autres média pour simuler le climat et ses imaginaires ? Le projet émet l’hypothèse qu’en utilisant les cosmogrammes – une incarnation culturelle de la Terre – comme angle de recherche, il est possible de documenter, contrer, enrichir et diversifier la visualité et les imaginaires climatiques. Le projet propose d’étudier les pratiques du design et de la géocomputation dans la modélisation de la Terre par le biais de méthodes participatives et de recherche et création.

Site internet : https://studiolegrandjager.com

Corentin Loubet

Diplômé d’un master en design objet et espace obtenue en 2020 à l’ESAD de Reims, Corentin s’intéresse tout d’abord à l’affection envers les objets, et plus précisément à la manière dont des objets dit « intelligents » stimulent des réactions émotionnelles particulières chez un utilisateur.

En 2021, il intègre l’année pré-doctorale d’EnsadLab au sein du groupe de recherche Réflective Interaction. Peu à peu, il concentre son intérêt vers la notion de curiosité comme métaphore du processus de collecte de donnée réalisé par les assistants intelligents. Partant du constat que ce fonctionnement caché et parfois intrusif entraine une défiance ambiante à l’égard de ces dispositifs, il propose de s’interroger sur la façon dont un design d’objet et de comportement d’objet pourrait révéler ce processus, en vue de clarifier la relation que ces assistants virtuels entretiennent avec l’utilisateur.

En parallèle de son pré-doctorat, Corentin co-fonde en 2021 le studio de design Bureau Commun au sein duquel il s’intéresse avec plusieurs créateurs à l’impact du numérique dans la société.

Anna Schaeffner

Anna Schaeffner, est designer d’interaction et chercheuse. Après des études de design produit en France elle a obtenu un Bachelor (2018) et un Master (2021) en design d’interaction, à la Kunsthochschule Weissensee à Berlin où elle réside depuis 2015. Ses différentes expériences professionnelles à l’étranger ; à San Francisco ou Copenhagen, lui ont permis d’affiner sa pratique du design, autour de l’élaboration de nouvelles formes d’interactions hybrides, qui mêlent nouvelles technologies et préoccupations sociétales et environnementales. Aujourd’hui elle collabore sur de nombreux projets avec un studio de design berlinois, en parallèle Anna est inscrite en année pré-doctorale à EnsadLab, dans le groupe réflective interaction.
Sa recherche porte sur la softrobotic, et le design de la déformation, comme vectrice de déplacement, comme capacité d’adaptation matérielle dynamique et d’expressivité. Par la pratique du design, elle explore la déformation pour tendre à d’autres formes de rapport entre objets robotisés et leurs environnements. 

Site internet: anna-schaeffner.com