Julie Blanc

Julie Blanc est designeuse graphique. Après un diplôme à l’école de recherche graphique (erg) à Bruxelles, elle est actuellement étudiante-chercheuse au laboratoire EnsadLab (EnsAD, Paris – PSL) dans le programme de recherche Reflective Interaction, axe Hybrid publishing. Ses recherches portent sur la conception des éditions multisupports et multimodales. Par une pratique du design, elle étudie et interroge les technologies de publications et leur influence sur les objets éditoriaux à travers leurs qualités graphiques ou interactives. Elle s’intéresse ainsi à la spécificité de chaque support éditorial. En parallèle, elle cherche à déplacer les pratiques des designers vers des usages créatifs de la programmation. Pour cela, elle utilise essentiellement les technologies du Web (HTML5, CSS3, javascript, epub), autant pour les objets numériques qu’imprimés. Julie prend part aux recherches collectives du groupe PrePostPrint qui rassemble des acteurs travaillant autour des techniques de publications expérimentales. Elle travaille aussi au développement d’outils de mise en page dans les navigateurs pour la communauté pagedmedia.org.

Site internet : julie-blanc.fr

Julie Brugier

Julie Brugier est designer d’objets, doctorante au sein du programme Sciences, Art, Création, Recherche (SACRe) et intégrée au groupe de recherche Reflective Interaction (EnsadLab). Elle initie en 2012 un travail autour des situations de crise (migration, prostitution, crise climatique) et développe un intérêt pour la recherche de terrain. Chacun de ses projets sont précédés d’un temps d’immersion dans un environnement singulier, qu’elle documente et sur lequel s’appuient ses productions. Dans ses travaux récents, Julie questionne le renouvellement symbolique, technique et esthétique de nos cadres de vie au regard de la crise climatique, notamment une tendance de ce renouvellement qui valorise le frugal, le pauvre ou encore la subsistance, et qui place ces notions comme des valeurs positives et fondatrices pour le design. Son travail s’articule entre une production plastique d’objets questionnant nos ressources et outils de production, des événements publics ponctuels conçus comme des temps d’expérimentation et un travail de recherche plus théorique.

Site internet : www.juliebrugier.com

Aurélie Hoegy

Aurélie Hoegy est une jeune artiste et designer française, diplômée de l’ESAD de Reims : DNAPP en 2011, puis de la Design Academy d’Eindhoven au Pays-Bas : Master Design Contextuel en 2013. 
Elle interroge et explore les frontières entre normalité et anormalité dans le quotidien. Son travail nous entraîne hors de notre univers connu et des fonctions usuelles des objets, pour nous emmener vers une nouvelle liberté d’expression et une approche hybride du design. Aurélie investigue et repousse les frontières du design en le travaillant sous de multiples formes et avec différents médiums : dessin, film, objet, installation, scénographie et performance. Sa MacGuffin lamp créée dans le cadre de son Master à Eindhoven a été très vite remarquée et exposée au festival du Design de Shenzhen, au Salon du Design de Milan, au Van Abbe museum d’Eindhoven et enfin au Mudac à Lausanne. Plus récemment, sa collection Dancers a reçu en septembre 2015 le Prix du Jury Rado Star Prize Paris Design Week et le Prix du jury Pure Talent Contest IMM Cologne en Allemagne en janvier 2016. Invitée au Palais de Tokyo en avril 2016 pour le Festival Do Disturb, elle commence un travail de Performance et Danse autour de sa dernière collection de chaises Dancers, en collaboration avec le compositeur Londonien Scanner, des danseurs contemporains et la costumière Cécile Germain. Puis, une nouvelle création performance est présentée en septembre au Silencio club de décoré par David Lynch à Paris en collaboration avec la Paris Design Week et Design Academy d’Eindhoven. D’autres représentations de la performance ont été données par la suite, toujours en 2016 à Londres 
(« What’s up » curateurs : Susanne et Lawrence Van Hagen) et à Bruxelles (Breaking & Construct – 4 pièces – Galerie Ephémère – curateurs Stéphanie d’Oglandes, Julia Van Hagen et Done). Plus récemment, elle a été invitée par Lidewij Edelkoort à présenter trois pièces de la collection Dancers dans l’exposition « Wild Things » au Museum Texture pour la Biennale Kortrijk Interior en Belgique et dans l’exposition The Graduate(s) à la Carpenters Workshop Gallery de Londres.
 Depuis 2016, elle contribue au programme de Master Design Contextuel à la Design Academy d’Eindhoven en proposant des workshops expérimentaux dans lesquels elle pousse les étudiants hors de leur zone de confort.
 Aurélie poursuit son travail de recherche sur la flexibilité des limites entre objet, corps et espace en proposant d’utiliser des outils et des méthodes non conventionnels pour approfondir la compréhension de l’objet, notamment par la mise à jour de sa relation avec le corps. Prenant appui sur les convergences de recherche entre design, chorégraphie, science et ingénierie robotique, la designer explore de nouveaux environnements et matériaux pour donner corps à une hybridation entre corps et objet.

Site internet : www.aureliehoegy.com

Quentin Juhel

Quentin Juhel est un graphiste qui s’intéresse aux outils numériques et leur pouvoir aliénant sur son utilisateur et sa pratique, qu’il soit designer ou amateur de technologie moderne. Diplômé DNSEP (Diplôme national supérieur d’expression plastique) de la Haute école des arts du Rhin à Strasbourg. En octobre 2017, il intègre le laboratoire EnsadLab de l’École nationale supérieur des Arts Décoratifs de Paris, au sein duquel il démarre une recherche autour du pouvoir aliénant des outils numériques dans le champs du design graphique. Il interroge tout autant les formes graphiques, la pratique et l’idéologie intrinsèque aux outils du designer. Il s’intéresse aussi à la création d’instrument non conventionnel de création. Enfin, de façon plus globale, il questionne les enjeux sociaux, politiques et économiques de nos outils inhérents à leurs usages.

Sites internet :
juhel-quentin.fr
verso-blog.fr

Raphaëlle Kerbrat

Actuellement artiste et étudiante-chercheuse dans le programme de recherche Reflective Interaction d’EnsadLab, Raphaëlle Kerbrat a obtenu son diplôme des Beaux-arts de Nantes en 2017. Dans son travail, elle s’intéresse au paradoxe de l’« immatérialité » numérique en regard de l’hyper-matérialité des infrastructures qui la supportent. Les dispositifs artistiques qu’elle développe tentent de révéler des phénomènes « infra-ordinaires », issus des usages des technologies numériques, par une manipulation matérielle de leurs supports. En confrontant les systèmes de traitement de l’information à leur propre condition, ils traduisent le lien paradoxal et indéfectible entre numérique et analogique, information et matière, langage et support.

Site internet : raphaellekerbrat.com

Selma Lepart

Selma Lepart est une artiste plasticienne, diplômée de l’École Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg. Son travail se construit sur une convergence pluridisciplinaire : en impliquant des recherches du domaine des Arts, des sciences, de la sociologie, des Sciences de l’ingénierie (robotique et informatique) et des sciences cognitives. Elle explore à travers son travail les notions d’apparition et de codification du monde ainsi que les questions relationnelles entre l’être humain et les objets / la matière, proposant ainsi au regardeur un contrat précis de modèle de sociabilité plus ou moins concret. On se retrouve devant une manifestation dotée d’une intelligence sensible, qui n’est pas là pour entendre nos injonctions, mais pour exprimer une volonté propre, imposant ses conditions d’échange.

Sites internet :
www.selmalepart.com
www.bipolar-production.com/bipolar/artistes/selma-lepart

Olivain Porry

Né à Fort-de-France en 1990, Olivain Porry est diplômé d’un DNSEP de l’ESBANM. D’abord intéressé par la peinture, il a élaboré, au cours de ses études, une réflexion qui se concentre sur le rapport de l’individu aux technologies de communication. L’essentiel de sa pratique artistique réside dans la création de programmes, machines et processus génératifs et participatifs. Son attrait pour les sciences de l’information et de la communication l’a poussé à envisager un doctorat au sein d’EnsadLab où il interroge la notion de perception dans les réseaux et au travers des technologies de communication.

Site internet : olivain.fr