Brice Ammar-Khodja

Né à Colombes en 1992, Brice Ammar-Khodja est diplômé de la Haute École des Arts du Rhin en mention Design. Il s’interroge sur les ambiguïtés entre formes plastiques et appliquées ainsi que l’incidence de l’inconnu dans la création. Son travail se situe entre pratique artistique, design et recherche scientifique. Formé au design graphique, ses problématiques s’orientent vers le rapport ambigu entre forme et usage. Avant de pousser la porte d’un laboratoire, il lui fallut abandonner les certitudes construites dans sa pratique du design et se laisser porter par les découvertes fortuites. Le terme de « sérendipité » s’est imposé à lui. C’est un mélange d’art, d’imagination, de science, d’enquête. Elle encourage à se frotter à l’étrange, à ce qu’on ne connait pas, demande d’abandonner une recherche au profit d’une autre, pour finalement ouvrir la voie au paradoxe de trouver ce que l’on ne cherche pas. En investissant l’espace du laboratoire de recherche, sa pratique l’a amené à repenser ses pratiques. Sur la paillasse, ses productions s’intègrent à un processus expérimental qui les transforme, les entraînant loin de son intention première. Sa première expérience en laboratoire fut menée au sein de l’IS2M (Institut de Science des Matériaux de Mulhouse) dans un groupe spécialiste de l’interaction entre les surfaces et l’eau. L’eau depuis irrigue son imaginaire. Entraîné par ses mouvements, dans un processus d’hybridation, il cherche à créer des interfaces de dialogue entre les disciplines, dans une zone à la confluence de la poésie et de la rationalité, de l’expérimentation et du rêve. Laboratoire artistique, poétique des sciences ? De ses premiers contacts avec l’univers des laboratoires, il garde des images, une ambiance, des univers oniriques et narratifs. Désormais étudiant-chercheur à EnsadLab au sein du groupe Reflective Interaction ses recherches tendent à interroger le rapport symbolique et spatial entre matériaux à comportements et sujet projeté ainsi que la relation entre environnement et usagers à travers le hasard, l’improvisation.

Site internet : b-ak.com

Julie Blanc

Julie Blanc est designeuse graphique. Après un diplôme à l’école de recherche graphique (erg) à Bruxelles, elle est actuellement étudiante-chercheuse au laboratoire EnsadLab (EnsAD, Paris – PSL) dans le programme de recherche Reflective Interaction, axe Hybrid publishing. Ses recherches portent sur la conception des éditions multisupports et multimodales. Par une pratique du design, elle étudie et interroge les technologies de publications et leur influence sur les objets éditoriaux à travers leurs qualités graphiques ou interactives. Elle s’intéresse ainsi à la spécificité de chaque support éditorial. En parallèle, elle cherche à déplacer les pratiques des designers vers des usages créatifs de la programmation. Pour cela, elle utilise essentiellement les technologies du Web (HTML5, CSS3, javascript, epub), autant pour les objets numériques qu’imprimés. Julie prend part aux recherches collectives du groupe PrePostPrint qui rassemble des acteurs travaillant autour des techniques de publications expérimentales. Elle travaille aussi au développement d’outils de mise en page dans les navigateurs pour la communauté pagedmedia.org.

Site internet : julie-blanc.fr

Julie Brugier

Julie Brugier est designer d’objets, doctorante au sein du programme Sciences, Art, Création, Recherche (SACRe) et intégrée au groupe de recherche Reflective Interaction (EnsadLab). Elle initie en 2012 un travail autour des situations de crise (migration, prostitution, crise climatique) et développe un intérêt pour la recherche de terrain. Chacun de ses projets sont précédés d’un temps d’immersion dans un environnement singulier, qu’elle documente et sur lequel s’appuient ses productions. Dans ses travaux récents, Julie questionne le renouvellement symbolique, technique et esthétique de nos cadres de vie au regard de la crise climatique, notamment une tendance de ce renouvellement qui valorise le frugal, le pauvre ou encore la subsistance, et qui place ces notions comme des valeurs positives et fondatrices pour le design. Son travail s’articule entre une production plastique d’objets questionnant nos ressources et outils de production, des événements publics ponctuels conçus comme des temps d’expérimentation et un travail de recherche plus théorique.

Site internet : www.juliebrugier.com

Quentin Juhel

Quentin Juhel est un graphiste qui s’intéresse aux outils numériques et leur pouvoir aliénant sur son utilisateur et sa pratique, qu’il soit designer ou amateur de technologie moderne. Diplômé DNSEP (Diplôme national supérieur d’expression plastique) de la Haute école des arts du Rhin à Strasbourg. En octobre 2017, il intègre le laboratoire EnsadLab de l’École nationale supérieur des Arts Décoratifs de Paris, au sein duquel il démarre une recherche autour du pouvoir aliénant des outils numériques dans le champs du design graphique. Il interroge tout autant les formes graphiques, la pratique et l’idéologie intrinsèque aux outils du designer. Il s’intéresse aussi à la création d’instrument non conventionnel de création. Enfin, de façon plus globale, il questionne les enjeux sociaux, politiques et économiques de nos outils inhérents à leurs usages.

Sites internet :
juhel-quentin.fr
verso-blog.fr

Raphaëlle Kerbrat

Actuellement artiste et étudiante-chercheuse dans le programme de recherche Reflective Interaction d’EnsadLab, Raphaëlle Kerbrat a obtenu son diplôme des Beaux-arts de Nantes en 2017. Dans son travail, elle s’intéresse au paradoxe de l’« immatérialité » numérique en regard de l’hyper-matérialité des infrastructures qui la supportent. Les dispositifs artistiques qu’elle développe tentent de révéler des phénomènes « infra-ordinaires », issus des usages des technologies numériques, par une manipulation matérielle de leurs supports. En confrontant les systèmes de traitement de l’information à leur propre condition, ils traduisent le lien paradoxal et indéfectible entre numérique et analogique, information et matière, langage et support.

Site internet : raphaellekerbrat.com

Selma Lepart

Selma Lepart est une artiste plasticienne, diplômée de l’École Supérieure des Arts Décoratifs de Strasbourg. Son travail se construit sur une convergence pluridisciplinaire : en impliquant des recherches du domaine des Arts, des sciences, de la sociologie, des Sciences de l’ingénierie (robotique et informatique) et des sciences cognitives. Elle explore à travers son travail les notions d’apparition et de codification du monde ainsi que les questions relationnelles entre l’être humain et les objets / la matière, proposant ainsi au regardeur un contrat précis de modèle de sociabilité plus ou moins concret. On se retrouve devant une manifestation dotée d’une intelligence sensible, qui n’est pas là pour entendre nos injonctions, mais pour exprimer une volonté propre, imposant ses conditions d’échange.

Sites internet :
www.selmalepart.com
www.bipolar-production.com/bipolar/artistes/selma-lepart

Olivain Porry

Né à Fort-de-France en 1990, Olivain Porry est diplômé d’un DNSEP de l’ESBANM. D’abord intéressé par la peinture, il a élaboré, au cours de ses études, une réflexion qui se concentre sur le rapport de l’individu aux technologies de communication. L’essentiel de sa pratique artistique réside dans la création de programmes, machines et processus génératifs et participatifs. Son attrait pour les sciences de l’information et de la communication l’a poussé à envisager un doctorat au sein d’EnsadLab où il interroge la notion de perception dans les réseaux et au travers des technologies de communication.

Site internet : olivain.fr